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mardi 28 février 2012

L’ « économie réelle », c’est le capitalisme ! Extrait (Palim Psao)

 Au-delà de l’anticapitalisme tronqué de la gauche et du mouvement « Occupy Wall Street

 Extrait du site Palim Psao

" La vilaine finance et le gentil capital productif

Depuis maintenant quatre ans, de Barak Obama à Nicolas Sarkozy, d’Arnaud Montebourg à Marine Le Pen, de Jean-Luc Mélenchon à François Bayrou, c’est toujours ce même discours que l’on nous tient ! A qui la faute ? Quelle est l’origine de la crise ? C’est bien sûr, nous dit-on, le vilain capital financier qui, ayant dépassé toutes les limites de la morale, est en train de faire crever le gentil capital productif (euphémisé par la douce expression d’ « économie réelle », expression très à la mode depuis quatre ans...) pourvoyeur d’emplois. La grande méchante « finance » telle une pieuvre suçant la vitalité d’une production de marchandises et de valeur considérée comme « naturelle » et transhistorique, serait à l'origine de tout. Aussi, pour peu que l’on s’oppose à ce « capitalisme de casino », on entend affirmer que « Oui, un autre capitalisme c’est possible » (comme le titrait en novembre 2011 le magazine « Marianne »), revenons à « l'économie réelle ». De Paul Jorion à Frédéric Lordon, de Stéphane Hessel à Bernard Stiegler, mais également dans n’importe quelle sage chenille processionnaire syndicale de la CGT, de la CFDT, des altermondialistes, etc., on crie ainsi toujours haro contre le « capitalisme de casino », « l’économie financière », les bourses, les grands méchants spéculateurs, les vilaines mégabanques, ces ignobles agences de notation, ces pourritures de titrisation, ces traders immoraux, etc. Et d’une seule voix, ce discours dit : Cette crise n’est pas la nôtre ! Ce n’est pas à nous de la payer ! Tout cela n'est le fait d'excès de quelques-uns. Débarrassons nous de la très vilaine « oligarchie financière » qui aurait noyauté le système politique et qui tapie dans l’ombre, tire les ficelles pour son compte car sa politique n’est qu’une « stratégie du choc » (Naomie Klein), une offensive du capital qui serait en réalité en parfaite santé. Car en vérité ces gros menteurs ont quelque part un trésor de valeur caché qu’il faudrait exproprier et redistribuer à tous les pauvres. La valeur a simplement été mal redistribuée, nous n'avons ici qu'une crise capitaliste de sous-consommation et de surproduction. Allez hop, un bon coup de rabot fiscal contre les riches qui s’en mettent plein les poches, des Etats revigorés qui doivent faire des politiques keynésiennes de relance pour construire des infrastructures et pousser les gens à consommer, la création par les Etats et les banques de capital-argent sans plus aucune substance réelle (subventions, endettement, crédit d’Etat, bulles financières), et la vie capitaliste « normale » repartira comme en l’an quarante ! On aura enfin nos salaires qui augmentent, on pourra enfin consommer « convenablement », on sera enfin à nouveau en poste dans la tranchée du travail et de la compétitivité, la production de valeur et de marchandises toujours naturalisée sera enfin au bénéfice de « l'intérêt général » et non plus pour « l'intérêt particulier » de quelques-uns, etc. Enfin la brave et saine « économie réelle » qui marche mal du seul fait des excès d'une petite oligarchie d'incapables parasites, aura retrouvé sa place. C’est ainsi, raconte cette légende urbaine contemporaine, que la croissance économique repartira comme jamais, que la formidable vie capitaliste enfin assainie de ses inutiles « parasites » fonctionnera pour l’intérêt de tous (et non de quelques-uns), que tout le monde aura enfin plein de petits emplois de fourmis et de rouages et que tout le monde pourra à nouveau retourner à sa vie d’honnête et sage travailleur."

jeudi 23 février 2012

Le peuple appartient au footbal par Fabien Ollier

Pour faire suite à notre dernier post nous publions la contribution de Fabien Ollier.

Le dogme le plus répandu ces vingt dernières années consiste à prétendre que le football est un « sport populaire par excellence ». Appartenant au peuple », il en exprimerait sa culture, ses modes de vie, ses valeurs. À l’instar de Jean-Claude Michéa, philosophe des joies et beautés universelles du ballon rond et professionnel de l’éloge de la passe, Stéphane Beaud, sociologue amateur du foot de quartiers, Christian Bromberger, ethnologue fanatique du folklore supportériste, ou Pascal Boniface, géostratège shooté à la mondialisation footballistique heureuse, toute la gauche plurielle, gauchistes et anarchistes compris, veut croire à cette ontologie populaire du foot. Pour ces thuriféraires extasiés du « vivre ensemble » sportif, des « passions vibratoires » et de la « culture des tribunes », peuple et football ne feraient donc qu’un.


Les « dérives » financières ou les « dénaturations » capitalistes dont le « football-expression-du-peuple » est victime ne sauraient, selon Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon ou Martine Aubry, en supprimer « l’essence émancipatoire ». D’ailleurs, tous les partenaires économiques du foot-business qui redistribuent, nul n’en doute, les richesses aux salariés, le confirment dans leurs stratégies de communication : « Vivez football, vibrez football, buvez Coca-Cola, ouvrez du bonheur » ! Les clubs se transformeraient-ils tous en multinationales, du plus bas au plus haut niveau, que l’« âme ludique du football », selon Daniel Cohn-Bendit ou Marie-George Buffet, soufflerait toujours sur les olas du peuple. C’est en effet ce qu’entendent prouver les oligarques du monde entier qui, en bons samaritains des masses laborieuses, veulent « faire rêver » ou « mettre des étoiles dans les yeux » en investissant leur fortune, gagnée à grands coups de licenciements et de spéculation boursière, dans les clubs de football. Vincent Labrune, le président marseillais qui souhaite bien concurrencer l’émir du Qatar dans la course aux profits, l’affirme : « L’OM, ce n’est pas un club de village, ce n’est pas une PME ; au niveau du foot, c’est une multinationale ! Il y a moins de 10 % de recettes qui viennent de la région Paca » (Le Parisien, 26 décembre 2011). C’est la raison pour laquelle les collectivités territoriales de gauche, toujours du côté du peuple qui aime « culturellement » les stars et les champions « people », n’hésitent jamais à grever les budgets alloués aux hôpitaux, crèches, écoles, universités ou transports en commun, pour subventionner massivement des clubs possédés par des multimillionnaires. Bertrand Delanoë et les élus municipaux de la mairie de Paris attribuent cette année au PSG une subvention de 1,25 millions d’euros, offrant ainsi quelques mois de salaire à Carlo Ancelotti grâce à l’argent du contribuable ! Le conseil régional du Nord-Pas de calais a voté quant à lui, sous la pression du PC et du PS, une subvention de 45 millions d’euros pour financer le grand stade du LOSC, propriété d’Isidore Partouche (casinos, poker en ligne, etc.). La communauté urbaine de Lille y injectera une redevance annuelle de 10 millions d’euros pendant trente et un ans. Mais le football, comme le prétendent les comités sportifs du Front de gauche en plein déni de réalité, « n’est pas une marchandise », c’est un rêve. Florentino Pérez, président du Real Madrid et idéologue affairiste du foot-business en a d’ailleurs fait son slogan préféré : « El futbol es ilusion »…


Quel sport ? Football. Une aliénation planétaire
N° 12/13 mai 2010

Le football est donc avant tout une gigantesque machinerie commerciale où des marchandises mortes (marques, produits dérivés, stades, images) sont animées par des marchandises vivantes (joueurs, entraîneurs, coachs) au cœur d’un système spectaculaire de masse totalement unifié. Le haut niveau ne manque pas de diffuser son modèle de rentabilité économique aux niveaux inférieurs et il n’est pas de clubs de football « amateur » qui ne soit aujourd’hui à la recherche de sponsors, de partenaires économiques, de subventions municipales, de dispositifs marketing et de vedettes locales qui pourront augmenter les chances du club à se hisser en division supérieure en élargissant ses bases financières. Aussi est-il impossible de comprendre le football contemporain en martelant, comme le font les belles âmes, qu’il n’est pas une marchandise ou qu’il est « plus » qu’un ensemble de rapports déterminés par la logique des profits. Le football en tant que capital sous sa forme musculaire ne reflète pas le monde marchand comme un miroir passif, il en produit les nouvelles structures, les nouveaux symboles et les futurs modèles d’expansion. La forme maffieuse qu’il revêt de plus en plus – matchs truqués, trafics de joueurs et de produits dopants, corruptions multiples, criminalité organisée autour des paris, blanchiment d’argent, évasion fiscale, etc. – et les nombreuses escalades de violences qu’il génère quotidiennement – propos et actes racistes, sexistes, xénophobes, affrontements entre supporters, scènes de lynchage, mini-guerillas urbaines contre les forces de l’ordre, etc. – résultent directement des enjeux financiers colossaux et des guerres économiques qui lui sont propres.


L’avenir du football, n’en déplaise aux « bénévoles » de la pensée désirante qui le croient lié aux « vertus citoyennes » ou, plus risible encore, « aux pratiques autogestionnaires », se profile en liaison immédiate avec l’évolution du capitalisme financier mondialisé. La fausse conscience sportive consiste précisément à occulter ou à minimiser cette détermination directe de l’institution sportive réelle par les forces du capital transnational – fonds de pension, oligarques, rois du pétrole, magnats de l’industrie, groupes financiers, cartels, investisseurs – qui contrôlent, orientent et exploitent l’engouement sportif. Les transferts de plus en plus « choquants », le train de vie pharaonique des mercenaires en crampons, les rachats de clubs, les conflits entre chaînes de télévision pour acquérir les droits de retransmission des matchs, les coûts exorbitants de construction des stades, les matchs truqués à grande échelle, tout prouve que le football, bien loin d’appartenir au peuple, est un système institutionnalisé d’entreprises commerciales capitalistes qui cherchent à dégager des profits maximum à partir de la spectacularisation massive des compétitions. L’effectivité réelle du football comme « sport le plus populaire du monde » est donc indissociable des techniques d’asservissement idéologique et du processus de valorisation capitaliste qui permettent de « créer du temps de cerveau disponible » ou encore, selon Max Horkheimer et Theodor W. Adorno, de « rapprocher les peuples de l’état des batraciens ». Le principe d’expansion de ce mode de production consiste à privatiser les profits en comptant sur la bonne volonté politique pour socialiser les pertes. De cette manière, le peuple appartient corps et biens à la world company du football, et non l’inverse.


En temps de crise et de déprime généralisée et de défaite de la pensée, « qu’est-ce qu’il y a de plus fort que le sport et, à l’intérieur du sport, qu’est-ce qu’il y a de plus fort que le football ? », demandait Nicolas Sarkozy « heureux et honoré » de « mobiliser tout un pays » pour l’Euro 2016. En effet, le football propose un dispositif total de propagande dont le contenu est le bonheur de gagner par procuration, les bouffées délirantes de victoire et l’occultation des difficultés quotidiennes. Pour le football, l’argent public coule à flot et vient ainsi parrainer l’industrie des extases populaires illusoires. Il disparaît aussitôt pour loger, nourrir, vêtir, soigner et éduquer les populations les plus démunies… Marchandise qui n’a pas de prix, l’écran de rêves médiatisés qu’est devenu le football fait donc l’objet de toutes les convoitises pour cette raison évidente qu’il permet de massifier et manipuler les émotions et les consciences. Les milliardaires se battent pour aligner la « dream team » composée à la fois des meilleurs joueurs et des plus « glamour », « people », « sexy », « bankable ». Les politiques s’empressent de figurer aux côtés des « champions » pour capter une partie de leur aura compétitive sensée guider le pays vers les sommets. Les entreprises vendent leurs produits en s’adjoignant les services des mercenaires en crampons transformés par les agences de publicité en héros des temps modernes ou en icônes de la mode, de la beauté, de la réussite individuelle. Les intellectuels se complaisent dans leurs souvenirs de jeunesse en culottes courtes pour sauver un football que leurs imaginations asséchées par les beuglements des tribunes sont incapables de voir tel qu’il est. Une véritable course à l’armement onirique qui redouble la course aux capitaux se déroule actuellement sous les yeux ébaudis des fans de David Beckham ou Lionel Messi. Le football réellement existant, défendu par les « forces de gauche » du « bouclier social » ou par les débris sectaires de l’anarchisme bêlant qui invoquent aujourd’hui un pathétique « alter-foot » pour mieux faire l’éloge des stades, des matchs, des entraîneurs et des supporters tels qu’ils sont, en est le carburant essentiel. Il provoque l’addiction pandémique au spectacle de la rage imbécile de vaincre.


Fabien Ollier, directeur de publication de la revue Quel Sport ?

Ni stades ni ballons !

L'anarchisme fossile s’apprête encore à frapper fort.

Nous pourrions en rire...et n'en déplaise à Spinoza il n'y a rien à comprendre, il s'agit bien ici de bêtise concentrée.

Nous avions eu droit au plus fort de l'idéologie marxiste-léniniste aux mathématiques prolétariennes nous voici maintenant face aux "foot autogéré" (1) et radicalement "anti-sexiste" comprenne qui pourra...


Ainsi la prochaine publication, d'un livre édité par les Editions Libertaires "ELOGE DE LA PASSE" s'annonce très certainement comme une belle production de connerie autogérée.

La probable 4eme de couverture ne s’embarrasse pas d'aller chercher Marcel Mauss à la rescousse, pour nous suggérer que le foot serait un sport anti-utilitariste ?

Donner recevoir rendre ...le ballon ! fallait y penser ! Mais nous serions tentés de dire qu'il en va de même pour l'argent et les coups...

Nous attentons le prochain opus de la collection avec impatience, prochainement donc:

* Eloge de la cage (pas de foot): Pour une prison autogérée.

* Eloge de la circulation: Donner recevoir rendre mais pas trop, du cash, ou pour un capitalisme autogéré. (édité par des camarades syndiqués à la CNT)

* Eloge de la chasse: Pour la chasse à cour autogérée et anti-sexiste avec des chiens sans laisses.

* Eloge de la boxeDonner recevoir rendre sans peine avec Marcel (CERDAN) pas Mauss.


Pour découvrir l'annonce de ce titre d'anthologie c'est ici !

Vosstanie

 (1) Le CIRA annonçait dans son Bulletin N° 135 et ceci sans aucune critique ou débat l'existence d'un football anarchiste !

Sur la 4eme nous lisons  "La révolution désirée par les libertaires nécessite un citoyen (une citoyenne) conscient(e) et préalablement formé(e) aux pratiques autogestionnaires." au delà du vocable...cela sent la rééducation par le sport.
Ainsi de plus "Notre objectif est de les populariser pour retrouver le plaisir dans les gymnases, les stades, les tribunes et tous les terrains de jeux improvisés." avec des torches ?  



Autogéré ? ou pas... c'est surtout le lieu idéal pour les carottes et les patates.

samedi 18 février 2012

Etatisme contre libéralisme ? C'est toujours le capitalisme par Tom Thomas


Etatisme contre libéralisme ?

C'est toujours le capitalisme

Par Tom Thomas

Nombreux sont ceux qui ont prétendu que la cause de la crise ac­tuelle est le libéralisme. Il est naturel alors qu'ils lui opposent l'étatisation accrue de la société. T. Thomas, dans la continuité de ses ouvrages antérieurs qui, à contre courant et depuis plus de dix ans déjà, expliquent cette crise comme celle du système capitaliste et non pas de sa seule forme libérale et financière, démontre ici que l'alternative libéralisme/étatisme qui est aujourd'hui au centre du débat droite/gauche, c'est toujours le capitalisme, donc c'est tou­jours la crise allant s'aggravant. Il le fait en rappelant avec vigueur et clarté ce qu'est l'État actuel. C'est bien en effet en sachant ce qu'il est qu'on peut savoir ce qu'il peut faire, ou pas. Et il en ré­sulte pour l'auteur que la seule chose que cet Etat puisse faire, de par sa nature, c'est de tout faire, jusqu'au pire pour le peuple, pour assurer les conditions de la reproduction de la société capitaliste.

Mais T Thomas, allant plus loin, montre, à travers l'explication de ce qu'il appelle « le fétichisme de l'État », pourquoi le peuple, dans sa majorité, est encore lui-même subjugué par l'idéologie étatiste qui lui fait croire qu'un simple changement du personnel dirigeant pourrait résoudre à son avantage cette crise du capitalisme. Enfin, il fait ressortir de l'ensemble de ces analyses que le combat contre l'étatisme est une nécessité primordiale, vitale, dans la situation actuelle du capitalisme à son âge sénile. Faute de quoi l'étatisme, en se renforçant, conduirait à une sorte de néofascisme.
Editions Contradictions / ISBN 2-8709-071-6 / 4eme trimestre 2011, 120 p., 10 Euros

Extrait:
  " Quand les prolétaires en appellent à l'État pour satisfaire leurs be­soins, quand ils s'adressent au représentant de la société, ils ne se voient pas comme seulement dépendants d'un patron particulier. Ils se posent comme étant tous dans la même situation face à l'État. Il leur reste alors à sortir des revendications partielles, où les corporations les mieux placées, les mieux armées quémandent la plus forte aumône. Ils ont à franchir le pas décisif. Il leur faut comprendre que l'État est leur ennemi commun, l'organisateur du capital, le pouvoir social accaparé par une minorité de fonctionnaires du capital, une machine terriblement gourmande qui con­somme à leurs dépends une énorme partie de leur travail, et qui, de sur­croît, leur fait la guerre et les envoie faire la guerre à d'autres peuples. Ils franchiront le pas en s'attaquant à l'État au lieu de l'implorer. Ils constate­ront que demander à l'État n'aboutit à rien d'autre qu'à renforcer son pouvoir monstrueux et prédateur, L'État deviendra alors la cible qu'ils voudront démolir au fur et à mesure qu'ils constateront son impuissance grandissante à répondre à leurs besoins, à surmonter les maux, les sac­cages, les désastres du capital. Ils le feront parce qu'ils devront constater qu'il leur faut réaliser eux-mêmes ce que l'État en dehors d'eux ne peut pas réaliser, quand bien même que par quelque miracle, ses dirigeants le voudraient." p116.

TABLE

Chapitre 1.- NAISSANCE ET ESSENCE DE L'ETAT.

Chapitre 2. - VERS L'ETAT MODERNE.
1.  L'Etat accoucheur du capital.
2.  Etatisme croissant.
 
Chapitre 3. - L'ETAT CONTEMPORAIN.
1. L'Etat et l'aide sociale.
2. Etat et capital.
3. Etat et démocratie.
4. Tendance de l'Etat contemporain au totalitarisme.

Chapitre  4. - LE FETICHISME DE L'ETAT.
1. Bases idéologiques du fétichisme de l'Etat.
2. Bases matérielles du fétichisme.
3. Puissance et impuissance de L'Etat.
    3.1. Réglementer et soumettre le capital financier.
    3.2. Le protectionnisme.
    3.3. Partager les richesses, relancer la production par la consommation.


Chapitre 5. - COMBATTRE L'ETATISME
1. Etatisme ou libéralisme, c'est toujours le capitalisme.
2. L’Etat comme ennemi.

dimanche 5 février 2012

Les communistes et le travail théorique aujourd'hui de Tom Thomas (A lire)

Les communistes et le travail théorique
aujourd'hui
 
Tom Thomas
Crise après crise, le capitalisme montre combien s'aggravent les difficultés de sa reproduction, et donc la gravité des catastrophes qu'il engendre, et engen­drera nécessairement. Misère, famines, guerres, ravages écologiques, chacun peut commencer à en avoir une petite idée. Mais quant aux moyens d'y remédier, on n'entend partout, et notamment venant de la gauche qui se dit radicale, que, au mieux, des propositions prétendant améliorer , « réguler », le capitalisme grâce à l'intervention de l'Etat. 

L'objet de ce livre n'est pas de démontrer une nouvelle fois l'absurdité né­faste de cette «solution», ni que seule la lutte de classe révolutionnaire pour abolir le capitalisme et l'Etat peut opposer une voie humaine à ce processus mortelle­ment destructif. Cela est acquis. L'objet est de montrer que cette lutte, pour réus­sir, ne peut se passer d'une compréhension correcte de la réalité, c'est-à-dire des causes réelles de ce processus. Plus exactement il est de montrer qu'une telle compréhension, que chacun croit avoir, ne saurait être le fait de la simple percep­tion ou description des phénomènes tels qu'ils apparaissent, mais nécessite un travail particulier, le travail théorique. C'est parce qu'un tel travail est presque complètement négligé aujourd'hui (ou alors coupé de tout projet révolutionnaire pratique, donc sans vérité concrètement vérifiable) que ce livre vient utilement en rappeler toute l'importance, la méthode, les fondements, mais aussi les limites.

Il montre donc d'abord qu'une connaissance exacte de la réalité sociale ne peut être fondée que sur le matérialisme et la dialectique. Ce qui amène à devoir dire ce qu'ils sont et ne sont pas, notamment en procédant à un examen critique des conceptions fondées sur un déterminisme économique autrefois dominant dans le mouvement communiste. Le stalinisme en fût une expression grossière et systématique, mais l'auteur en relève aussi des traces jusque chez Marx lui-même.
Enfin, examinant le stade historique actuel du développement humain, l'auteur en arrive à la conclusion qu'un mouvement révolutionnaire guidé par une conscience juste de ce qu'il fait est, pour la première fois dans l'histoire, non seulement possible du fait des conditions créées par le capitalisme, mais néces­saire au succès de la révolution communiste — spécificité importante qui la distin­gue de toutes les autres qui l'ont précédée.
Contradictions 4e Trimestre 2008
ISSN-0770-8521 ISBN 2-8709-061-9
116 p., 10 €




TABLE


INTRODUCTION 

Chapitre 1- MATERIALISME ET DIALECTIQUE:
GENERALITES
1.1. Le matérialisme
1.2. Quel matérialisme ?
1.3. La matière du matérialisme.
1.4.Base et superstructure.
1.5 Une époque de révolution sociale.


Chapitre 2 - THEORIE ET ACTIVITE CONSCIENTE
2.1. Pensée et activité
2.2. Connaître la réalité sociale" 
       2.2.1 Essence et apparence.
       2.2.2 La théorie dans la processus de la connaissance.
2.3. Etre social et conscience sociale.


Chapitre 3- DETERMINISME ET CREATIVITE
3.1. Les hommes, auteurs et pas seulement acteurs.
3.2. La révolution communiste: une lutte nécessairement consciente.


Chapitre 4- LES COMMUNISTES ET LE TRAVAIL THEORIQUE




Nous invitons bien sûr à lire la production théorique de Tom Thomas. Même si nous ne sommes pas sur certaines de ses positions. Son travail est clair et accessible. (titre que nous venons d'ajouter à notre bibliographie)


Aussi  et surtout:

L'hégémonie du capital financier et sa critique. Ed. Albatroz, 1999
Karl Marx et la transition au communisme. Ed. Albatroz 2000
L'Etat et le capital (L'exemple français). Ed. Albatroz, 2002
Les mondialisation. Ed. Contradicion / l'Harmattan 2e trimestre 2003
La crise chronique ou le stade sénile du capitalisme. Ed. Contradictions 2e trimestre 2004
Conscience et lutte de classe. Ed. Contradictions 1er trimestre 2006
Propriété et possession, Aliénation et liberté selon K. Marx. Ed. Contradictions 4e trimestre 2006
La crise. Laquelle ? Et après ? Ed. Contradictions 4e trimestre 2009