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En ce moment diffusion du son du 1er Août 2017 : Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ?

dimanche 29 décembre 2013

Portugal le pays où la colère est couleur.


LE CLICHÉ français du « bon immigré portugais », travailleur acharné, gentil, invisible, qui ne fait jamais grève ni même ne proteste, qui dit toujours bonjour à ses maîtres, est en fin de compte plus bête que méchant, du moins lorsqu'on le compare au mythe lusitanien du « bom povo português », peuple qu'on dit soumis, résigné, respectueux de l'ordre et de l'autorité. Alors que le premier autorisait en France un racisme inversé, le second renforce au Portugal l'attaque frontale que subissent les travailleurs, organisée par la « troïka » et l'Etat portugais, au service du capital, bien entendu. 
Le premier des deux textes de la présente brochure explore l'apparente passivité des Portugais face à cette guerre d'agression menée sous couvert de la crise et dégage quelques pistes permettant d'aller au-delà de cette vision simpliste. Après un retour sur quelques aspects de la Révolution des oeillets et des années post-1974, il met en évidence des fissures qui, pour la première fois depuis la période 1974-1975, ébranlent le consensus : grèves générales à répétition (bien que touchant avant tout le secteur public), mise en cause des gauches institutionnelles, tentatives d'action autonome des travailleurs (transports, dockers...), initiatives collectives d'auto-organisation. 
Ces dernières, ouvertement anticapitalistes et autonomes par rapport aux partis et aux syndicats, sont certes
pour l'instant — très minoritaires, mais elles reflètent la grogne sociale montante. Elles surgissent non seulement dans la capitale mais aussi à Porto et dans des villes de moindre importance, et même dans des zones rurales. C'est au sein de l'une de ces initiatives auto-organisées, RDA (cf « Sur le Portugal, son histoire, son présent » p. 3), que s'est formé un collectif de jeunes radicaux, Ediçôes Antipâticas, auteur du deuxième texte. Adoptant une approche chronologique, son analyse saisit de façon pertinente et intelligente les changements produits par la crise dans la société portugaise, l'impasse des vieilles pratiques politiques, les tentatives de leur dépassement et les nouvelles questions soulevées par les antagonismes et luttes récentes. Ces deux textes partagent une vision lucide du mouvement social de ces dernières années au Portugal et de leurs limites, mais aussi des perspectives et des espérances qu'elles laissent entrevoir.

Par le Collectif les ponts tournants - 54p / 3€ .
Dans les bonnes librairies.


lundi 23 décembre 2013

Emission du 30 novembre 2013 - Radio Vosstanie (En ligne)

Emission de la Web Radio Vosstanie du 30/11.

Thèmes de l'émission en 3 parties.

En rediffusion pendant 1 mois.

1) Zones Subversives : Lutte sur la fac de Montpellier et la possibilité d'un dépassement ? Les dernières publications de Zones Subversives. [Télécharger] 

*

2) La Mouette Enragée :  La vidéosurveillance sur Boulougne / Mer. Lutte à l’usine “Calaire-chimie” et la "L'alternative" Scop - A propos du Pôle Ouvrier en Bretagne. [Télécharger]

*

3) Retour sur les "Bonnets rouges" et l'écotaxe - La Grèce et le contrôle social par la stigmatisation des "extrêmismes" - Retour sur notre post d'indymédia Paris sur Les éditions L'Echapée (Radicalité20 penseurs vraiment critiques), Michéa, la sélection de penseurs "radicaux". Des bases et des causes des incursions possibles de la Nouvelle Droite et des réacs dans les milieux libertaires (Décroissance, anti-tech, "alternative", l'EDN etc...) [Télécharger] 







mercredi 18 décembre 2013

Du Terrorisme et de L'Etat de Gianfranco SANGUINETTI

La théorie et la pratique du terrorisme 
divulguées pour la première fois


Avec une PREFACE à l'édition française. 

Grenoble 1980 

Traduit de l'italien par Jean-François Labrugère et Philippe Rouyau. 



jeudi 5 décembre 2013

Autonomie ouvrière ou confusion régionaliste ?

Ce qui est intéressant avec le Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne c’est que cela aurait pu être une tentative de dépassement du carcan syndical par la base, une auto-organisation ouvrière qui aurait pu aboutir à une autonomie de classe loin des débilités nationalistes séparatistes des uns ou du jacobinisme outrancier des autres. Mais en ne démarquant pas une ligne de séparation nette entre les intérêts ouvriers et les intérêts des capitalistes, les ouvriers bretons ont marqué par la même les limites d’un contenu social et donc géographique. La faute à qui ? A ces ouvriers mêmes ? On oublie de signaler que parmi ceux-ci il y a tout un panel de positions : des positions classistes oui, jusqu’à ceux qui jouent clairement les larbins de leur patron. La faute à qui alors ? Le mouvement breton trouve ses limites … dans son isolement géographique même : c’est l’ensemble du prolétariat hexagonal et plus qui aurait du faire irruption dans la lutte pour lui donner une dimension classiste réelle. Tandis qu’ailleurs les ouvriers attaquent les bureaux du Medef, assiègent les réunions d’actionnaires, la manifestation de Quimper établissait l’alliance entre les exploiteurs et les exploités. 

Ce qui importe ce n’est pas qu’il y avait 20 000 prolétaires à Quimper et seulement 500 à Carhaix, ce qui importe alors c’est la consolidation de l’autonomie ouvrière et ses possibilités de perspectives. Je ne suis certainement pas le seul à avoir participé à des coordinations/liaisons ouvrières : chacun sait comment ça se passe, mécaniquement, en tant qu’affirmation de soi pour notre classe, et qu’on y a jamais accepté la moindre ambigüité. Et il n’y a pas d’autonomie ouvrière lorsque tu laisses le patronat vampiriser les choses à son intérêt.

Au lieu de cela c’est la confusion générale qui est organisée. « Vivre et travailler au pays » sonne comme un mauvais slogan publicitaire pour s’opposer à la fuite des capitaux … étrangers. Qu’en tant que travailleur on verbalise spontanément la critique de ce capitalisme qui nous empêche de vivre où l’on veut et nous considère comme de la main d’œuvre jetable est une chose. Repris en cœur par l'agitation groupusculaire cela devient une orchestration générale de la confusion tendant à faire croire que la solution à l’exploitation capitaliste est le repli régional au pays ou il fait si bon travailler (oui, mais travailler comment ?). Soigneusement les parasites groupusculaires entretiennent la confusion, politisant une critique de l’aliénation capitaliste qui nous empêche de « vivre où l’on veut », la transformant en une apologie du « travail breton » (survivre et être exploité au pays ?) mauvais parallèle du « produisons français » des jacobins gâteux.


A Quimper le ver était dans le fruit. Et l’a bouffé tout cru. Plus besoin d’envoyer les matraqueurs policiers, le mouvement s’est fait matraqué de l’intérieur, insidieusement, car deux messages ne peuvent cohabiter car l’un des deux parle toujours mieux le langage de la bourgeoisie médiatique et se présente comme moins subversif en cherchant un bouc émissaire étranger commode (le politicien parisien, le bureaucrate européen face au bon patron breton) mais qui ne change rien au système plutôt que de relayer un discours qui dénonçait à la racine l’exploitation par l’actionnariat, local ou international. Dans sa caricature récupérable ce régionalisme social n’a fait qu’alimenter son pire produit : le jacobinisme sénile d’une partie de la gauche étatiste.

Dans cette optique, créer un pôle ouvrier est une bonne chose, mais pourquoi le dissoudre aussitôt dans un mouvement d’exploiteurs (l’appel à rejoindre la manifestation des Bonnets rouges) ? Encore une fois l’autonomie ouvrière se dissout dès qu’elle s’en remet à un tiers (des bureaucrates, un patronat) pour régler ses problèmes de classe. Il ne s’agit donc plus de critiquer une mauvaise direction d’une partie du mouvement ouvrier breton mais juste de signaler qu’il n’existe pas en tant que tel et qu’il sera toujours perdant d’une cohabitation avec d’autres forces sociales forcément antagonistes. On peut alors claironner ce que l’on veut sur un prétendu « pôle ouvrier », il ne sera rien sans autonomie, juste une mauvaise caution pour tous ceux qui, des groupuscules opportunistes au patronat local veulent s’en servir à ses propres fins. Les premiers pour « exploiter la colère » en termes de retombées d’adhésion ou autre, les seconds pour mieux façonner leur chantage à l’emploi.

Les bureaucrates syndicaux n’agissent donc pas contre une dynamique ouvrière pour la simple raison qu’elle n’existe pas encore. Croire le contraire c’est affirmer qu’une autonomie de classe s’exprime entièrement, alors qu’elle le fait aux côtés du patronat et parfois aux ordres du patronat. Si la diversion existe, elle existe des deux côtés. D’un côté il y a eu Force ouvrière de l’autre la CGT et d’autres bureaucraties syndicales. Est-ce à dire que les bons syndicats sont ceux qui sont d’un côté plutôt que de l’autre ? Que ceux qui sont avec les 20 000 de Quimper n’ont pas d’idées opportunistes derrière la tête ? Sauf à considérer une union syndicale qui décide à la base on sait bien que l’ensemble des confédérations n’a pas un fonctionnement démocratique permettant de connaître les positions de l’ensemble des travailleurs syndiqués, ou non.

Si la contre-manifestation de Carhaix a rassemblé des écolocrates et autres étatistes démagogiques il y a avait aussi des ouvriers qui avaient leurs propres perspectives. Entre la dynamique de la fausse conscience et l’isolement classiste ils ont choisi un camp plutôt que l’autre. D’une part car la gauche étatiste et les bureaucraties syndicales paniquées à l’idée de perdre leur contrôle sur la classe ouvrière bretonne ont joué la corde « classiste », quitte à se tirer une balle dans le pied, pour maintenir le contrôle sur une fraction du prolétariat (dont ils se foutent royalement le reste du temps) d’autre part parce que l’affrontement direct dans leurs boîtes avec le capital ne leur permettait pas de s’associer avec leurs exploiteurs dans un mouvement confus de diversion.

Pour les « gauchistes » la contorsion dialectique se mettait en place : il ne fallait pas laisser le prolétariat « égaré » de Quimper se laisser embrigader par le patronat et donc participer au mouvement comme un poisson dans l’eau (trouble). Que ce soient les bureaucrates, les patrons ou les « gauchistes », on retrouve toujours le même paternalisme envers les ouvriers. Tandis que les uns –les bureaucrates- qualifient les ouvriers bretons de Quimper de « nigauds » les autres s’engouffrent avec eux dans la grande kermesse médiatique au nom du sempiternel « coller aux masses », pauvres ouvriers « trompés » jusque dans la direction même de leur mouvement ? Du haut de leur avant-gardisme essoufflé certains ne voulaient donc pas laisser le prolétariat aux mains de la confusion sans comprendre en quoi un certains nombres de paramètres objectifs agissent pour configurer un mouvement avec toutes ses limites, et se vautrent alors contradictoirement dans un ouvriérisme démagogique qui n’est que le reflet de la « prolophobie » des bureaucrates d’en face, la même méfiance en une classe ouvrière qu’ils infantilisent en permanence.

On passera sur l’ironie d’organiser le départ d’un « pôle ouvrier » à partir du site du festival des Vieilles Charrues dont le patron est un briseur de grève notoire, mais il faudra bien prendre garde à ne pas confondre « manifestation » et « mouvement social ». Tandis que la première est un concentré de codes militants publicitaires (avec des enjeux qui ne regardent que la stratégie d’organisations concurrentes), le second trouve ses racines dans un mouvement profond fait d’assemblées générales, de comités d’action et de liaison, de grèves actives, etc. L’important n’est donc pas qu’il y ait une, quatre, ou dix manifestations, de « faire du chiffre », vision comptable militante aliénée, mais en quoi ces manifestations sont l’expression d’une cohérence minimale pour la classe ouvrière. La manifestation publicitaire, mécaniquement, parle le langage de la bourgeoisie médiatique là où à l’inverse nous devons reprendre le sens de la manifestation pour notre propre classe : traverser les quartiers ouvriers au lieu des centre villes, rallier des usines entre elles pour mobiliser et entraîner une dynamique. C’est sur cette base que se construira une autonomie ouvrière réelle dont la formulation des objectifs immédiats n’est pas une dualité caricaturale entre la revendication concrète et la transformation sociale mais bien l’affirmation d’intérêts de classe universels, contradictoire avec l’isolement facteur d’échec. En ce sens le caractère concret de cette lutte fera des ouvriers bretons l’amorce d’un mouvement global de contestation du capital.

Ici ou là bas, partout, travail contre capital !

Manu

jeudi 28 novembre 2013

Las Obras completas de Grandizo Munis

Nous signalons sur le site Controverses (Forum pour la Gauche Communiste Internationaliste)  Les oeuvres complètes en espagnol de Grandizo Munis *


"De acuerdo con nuestro proyecto político que tiene entre otros objetivos el difundir, leer y releer, usando el arma de la crítica, las contribuciones procedentes de las diversas corrientes de la Izquierda Comunista, ponemos a disposición de nuestros lectores el imponente trabajo de edición de las obras completas de G. Munis (4 tomos hasta la fecha) realizado por su comité de edición el cual, a través de algunos de sus miembros, colabora en nuestro forum. Señalemos, entre sus contribuciones, un texto sobre las posiciones políticas fundamentales de G. Munis publicado en Controverses / Controversias. En nuestras páginas también anunciamos la existencia de un documental sobre Munis en el que participan los miembros de dicho Comité."


Il faut aussi préciser qu'il est possible de trouver en français.


G. Munis, Oeuvres choisies, 1936-1948, tome 1
http://mondialisme.org/spip.php?rubrique139










Leçons d’une défaite, promesse de victoire - Critique et théorie de la révolution espagnole - 1930 -1939
http://www.sciencemarxiste.com/book.php?id=18&lang=fr











Parti-État, Stalinisme, RévolutionEditions Spartacus, 1975
http://atheles.org/spartacus/livres/partietat/










Voir aussi le documentaire consacré à Munis. (
La Voz de la Memoria 2011 Radikal Films )
http://www.munis.es/?page_id=711&lang=fr

Le communiste révolutionnaire espagnol Grandizo Munis (1912-1989), militant depuis les années trente du siècle dernier dans le mouvement d’opposition au stalinisme qui se réclamait de Lev Trotsky, dirigea le petit groupe révolutionnaire des bolcheviques-léninistes d’Espagne durant la Guerre civile. Emprisonné en 1938 par les staliniens et menacé de mort, réussit à s’échapper au dernier moment et à se réfugier en France et ensuite au Mexique. Pendant la guerre, il développa une réflexion politique qui l’amena à abandonner les positions du trotskisme, en particulier à l’égard de l’URSS, dont il dénonça la nature sociale de capitalisme d’État. Rentré en Europe en 1948, il s’établit en France, où il continua sa lutte pour le communisme en dirigeant le Ferment Ouvrier Révolutionnaire.

mercredi 20 novembre 2013

Encore ? De l'ontologie de Jean-Claude Michéa (National-nostalgique ?) (Suite)

Ajout du 20 Novembre 2013

Michéa n'a pas beaucoup d'intérêt pour qui s'intéresse réellement à la lutte contre le capitalisme. Nous y revenons une dernière fois car notre camarade Théo a du faire un post sur Indymedia Paris (après avoir informé les éditions L'Echapée) pour mettre en lumière l'idiotie (et c'est l'hypothèse la plus sympathique que nous souhaitons ici mettre en avant) des éditions L'Echapée qui viennent de publier un National Révolutionnaire dans une publication ou, ce dernier, est l'auteur d'une contribution sur mister Michéa. Personne ne se pose la question de la pente Michéenne qui est plus que savonneuse. Nous sommes vraiment fatigués de ces confusions dans des milieux qui nous sont proches et amis. Il faudra aussi mettre en lumière la sélection de penseurs exhumés dans le volume, et proposée par les dites éditions, qui est elle aussi fort contestable. Mais c'est presque ici une anecdote.
On ne sort de l'ambiguité qu'à son détriment, et les lignes de fractures politiques se construisent aussi dans le combat idéologique. Les petits "spécialistes" et autres universitaires sont donc renvoyés ici à l'étude des accointances idéologiques qui permettent ce type d' incursions. Le "ver" était dans le "fruit".

* En poursuivant nos recherches nous apprenons de plus que l'un des contributeurs de l'ouvrage qui a rédigé le texte sur Pasolini un certain Olivier Rey est un drôle de personnage. Créationniste "éclairé", critique catholique de la théorie du genre sous le signe de l'assignation divine. Dont les contributions sont reprises dans diverses publications de la Nouvelle Droite dont la revue Krisis (animée par d'Alain de Benoist Voir par exemple le N°39 de la revue sur le thème de la science). On peut constater son intervention encostardée ici avec une belle cravate ceci dans une grande  église avec des auditeurs super cool. On se demande qui sont les nouveaux gnostiques ? Le trouble n'est pas dans le genre ! il est chez certains "libertaires".


Nous reviendrons brièvement sur ce sujet (La matrice philosophico-politique qui permet cet angle mort, mais aussi sur le déroulé de cette histoire) ceci pendant la prochaine émission de la Web Radio Vosstanie le 30/11 à 21h.




AJOUT DU 14 Mars 2013 (et dernier ?)

La "question" Michéa est une affaire réglée. Pour celui qui en doute un peu, nous renvoyons le lecteur à la page 98 de son dernier ouvrage. Ainsi:

"Ainsi c'est le grand mérite de Constanzo Preve que d'avoir remis au centre de la réflexion marxiste (ou postmarxiste) ce concept de "communauté" on se reportera par exemple à son éloge du communautarisme. Aristote - Hegel - Marx, Krisis 2012 [...] C'est le fait que dans le cas du socialisme nous avons affaire à un universel concret - dont le développement philosophique s'enracine dialectiquement dans l'expérience particulière des communautés réellement existantes".  Les mystères de la gauche éditions Climats 2013

On ne peut faire plus clair dans l'éloge, certes un peu philosophique de la nation. Une nouvelle une fois Michéa ne présente pas ses sources: Constanzo Preve ? pas plus la maison d'édition proche de la Nouvelle Droite et D'Alain De Benoist (bis repetita).

Contrairement au nationaliste Michéa la ligne de rupture des révolutionnaires n'est pas entre une gauche du capital, qui ressemble à sa droite, car les positions historiques, théoriques et pratiques du communisme ou d'une conception libertaire du monde sont, et ceci pour rappel:

- L'internationalisme. (Prolétaires de tous les paysunissez-vous !)
- Le combat anti-capitaliste (et non anti-libéral, ou maussien)
- La lutte des classes (et non des peuples ...)
- La déstruction des fétiches propres au monde capitaliste que sont les Etats, nations, drapeaux, frontières, marchandises, chefs et "Chavez" de la planète.
- Nous ne souhaitons pas la mondialisation des marchandises, pas plus le protectionnisme de la marchandise dans un seul pays.
- Le combat contre La, les hiérarchies (sexe, age, couleur de la peau, politique).

Nous ne cherchons pas plus à radicaliser les luttes pour l'égalité formelle de la bourgeoisie qui se passe très bien de nos services, et qui est déjà accompagnée par son extrême gauche politicienne, le droit et son lot de techniciens spécialisés.

Nous actons pour notre part que Michéa n'est pas un révolutionnaire, pas plus un libertaire mais bien un nationaliste. La fausse naïveté de Michéa découvrant la gauche du capital (il était temps ! ) cache à notre avis un autre discours bien puant et bien médité. Finira t-il par rejoindre le gourou de la réconciliation ? Embarquera t-il avec lui une frange de larbins anarcho-patriotes et consommateurs (petits-bourgeois paranoïaques et flippés) de produits subversifs made in le pays réel ?


Ajout du 6 Mars 2013.

Pour écouter Michéa défendre le "Chavisme" et son "patriotisme" comme valeur du socialisme "décent" il faut simplement écouter les matins de France culture du 6 mars 2013*.
Il faudra aussi que l'on se demande pourquoi celui-ci se laisse étiqueter aussi facilement comme "anarchiste/anarcho-syndicaliste" sans que cela ne questionne la sphère dite libertaire.
Si Michéa vient de découvrir qu'il existe une gauche du capital c'est pour mieux faire l'apologie de sa droite. Le problème c'est que Michéa n'est pas anti-capitaliste, sinon anti-libéral (voir ci-dessus) est-ce pour mieux défendre la tartuferie poujadiste d'un capitalisme régulé dans un seul pays, et la restauration de l'adoration du saint-drapeau ?  Encore un néo-stal ou un national-nostalgique ?

* « En Amérique Latine, contrairement à la gauche occidentale, les différentes gauches ont su conserver un rapport minimal avec la vieille tradition socialiste, dans laquelle la notion de patrie joue un rôle central. » JCM le 6/03/2033 france culture.

Nous lui laissons bien volonté cette "gôche" du capital  et son rapport, même mininal à la patrie, qui pense que le communisme c'est l'Etatisation de l''économie et de l'exploitation, la redistribution de miettes de la rente pétrolière. Voila bien une drôle de critique de l'économie politique.


Octobre 2011

Nous n'allons pas faire ici l’exégèse de la pensée de Jean-Claude Michéa qui se rapproche encore plus certainement de la Nouvelle Droite avec son dernier ouvrage.

Michéa qui n'est pas avare de citations et de références a "oublié" de mentionner (1) que la revue Krisis, qu'il cite en début de son volume, est celle d'Alain de Benoist (voir d'ailleurs à ce sujet notre article sur C.PREVE et Denis Collin).

Est-ce la une référence aussi commune, anodine que cela ? Peut-être est-ce l'effet éducation "nationale" ! Ou le coté conservateur de son "anarchisme" ?

Nous présentons ici un extrait de son dernier texte qui ne mérite pas vraiment de commentaires tant sa position sur son "anti-capitalisme" est limpide !!

 " Pour autant, cela ne signifie pas qu'une société socialiste décente pourrait se passer de marchés locaux, régionaux ou même internationaux (notamment dans le cadre d'une coopération mondiale des peuples). Le rêve d'une abolition intégrale de la logique marchande (au delà de la sphère des relations de face à face) impliquerait, en effet, que tous les besoins et les désirs des individus pourraient être définis et imposés par la collectivité, ce qui reviendrait inéluctablement à détruire l'un des fondements majeurs de la vie privée. Comme Marcel Mauss l'avait clairement annoncé, une société socialiste décente devra donc maintenir – a coté des secteurs domestiques, coopératifs ou publics – un secteur privé (dont l'ampleur ne saurait être limité à priori) et, par conséquent, un nombre, probablement important, d'entreprises privées. "

Page 117 Le complexe d'Orphée. Jean-Claude Michéa Ed. Climats 2011

Si le temps ne nous manque pas nous laisserons à la suite de ce texte les passages propres à la compréhension de l'ontologie de Jean-Claude Michéa ( "peuple(s)" ou sont les prolétaires, les classes ? "enracinement" "authenticité"  "Défense de l'identité", critique du "sans frontièrisme" (sic), keynésianisme déguisé en anti-capitalisme bien plus proche de la "troisième voie" ou tercérisme que d'une rupture avec la marchandise et l'argent. Ceci au nom d'une morale populaire ontologisée !) plus proche de celle de Martin Heidegger que de la conception de la révolution sociale de Marx ou Bakounine.


(1)  Ce n'est bien sur pas cette "absence" de référence de note qui fait de Michéa un individu dont la pensée se rapproche un peu plus de la Nouvelle Droite, mais le contenu global. Contenu repris d'ailleurs par de nombreux sites d'extrême droite on ne se demande pas ici pourquoi. !?

La pensée de Michéa s'inscrit dans le prolongement du discours Clouscardien (voir notre article la révolution n'a pas eu lieu) ou toute tentative de résistance / combat contre le capitalisme est assimilé à sa "promotion".














mardi 22 octobre 2013

Le GARAP sur Radio Vosstanie : Emission du 19/10/2013

Emission de la Web Radio Vosstanie
du 19 octobre 2013.

REDIFFUSION EN LIGNE
(pendant 1 mois)

OU

EN TELECHARGEMENT

INVITES

Le GARAP
Groupe d'Action pour la Recomposition de l'Autonomie Prolétarienne

 THEMES DE L'EMISSION


Présentation - GARAP ? Signification de l'acronyme - Quelques parcours militants jusqu'à la constitution du GARAP. L'extrême-gauche du capital (NPA / LO / POI / CNT) - De l'enquête ouvrière comme outil de combat - De la décomposition de l'ultra-gauche et de l'inutilité des étiquettes. Le rejet des partis et des syndicats - L'apport des courants (Les situs - l'autonomie) - Rapaces - De la pratique - Le sous-fascisme et l'anti-fascisme - Critique de la religion - Le confusionnisme, Soral petit-boutiquier de "l'anti-capitalisme financier" idiot utile du capitalisme national - Une lutte - Un très grand administrateur de banques dans le milieu "ultra-gauche" - Sociologie militante - L'imaginaire prolétarien : ouvrir des perspectives - Remerciements. 

Durée de l'émission 242minutes

lundi 7 octobre 2013

BERTHA BOXCAR (DVD 1972)


A revoir le film de Martin Scorsese



Il s'agit d'une adaptation d'une partie de la vie de Boxcar Bertha, "vagabonde" du rail dans l'Amérique en crise des années 1930. Les heurs et malheurs des hobos, ces prolétaires itinérants qui sillonnaient les Etats-Unis en piratant les chemins de fer. A la fois parcours initiatique, éducation politique et errance aventureuse dans les Etats-Unis de la Grande Dépression et du New Deal, de Bertha Thompson dite Boxcar (wagon de marchandise).
Suite à la mort de son père la jeune Bertha doit partir sur les routes et sa vie bascule quand elle croise le syndicaliste Big Bill Shelley.

En DVD à la MGM. avec Barbara Hershey et David Carradine. 

Il est aussi possible de lire l'autobiographie de Boxcar Bertha par Bertha Reitman aux éditions de l'Insomniaque ou chez 10*18 à demander chez votre bouquiniste préféré.



Les EU un pays libre ? libre de quoi au juste ?

lundi 30 septembre 2013

Il faut sortir Rosa Luxemburg des facs et autres cimetières

Nous nous étions déjà bien gaussés quand 140 ! intervenants tous profs de facs et petits spécialistes, en vrac de: la bicyclette chez Karl Marx ou du parapluie jaune chez Adorno s'étaient réunis en panels et autres plénières à Lausanne pour ne rien moins que "Penser l’émancipation".(1)

Comme le ridicule ne tuant pas, bis repetita, l'année 2014 verra l'expérience aussi ubuesque que drolatique se reproduire sans ouvriers et autres prolétaires, qui c'est bien connu ne peuplent que les livres poussiéreux et autres documentaires pour "alter" du 6eme arrondissement de Paris. 

Entre temps nous aurons le droit dans les jours prochains à une entreprise de panthéonisation  Sorbonnarde s'il vous plait de Rosa Luxemburg.(2)

Rien de plus terrible finalement que les oeuvres complètes, ou des rayonnages morts complétés par ces experts en expertises qui cultivent une marotte, comme marchepied d'une carrière universitaire.

Il est grand temps de sortir Rosa Luxemburg des universités et autres cimetières de la pensée.

Ainsi,  méfions nous des momifications et des mausolées, des temples fussent-ils laïcs, ils servent toujours aux gourous et prophètes ou aux boutiquiers de la radicalité.

Il nous reste encore le rire face à ce pathétique pantomime, qui sera certainement balayé par l'auto-praxis des prolétaires, et qui n'ont que foutre du blablatage marxologique pinailleur et mondain de la petite-bourgeoise intellectuelle.

En attendant que la fureur prolétarienne balaie le vieux monde il est toujours plaisant d'avoir une liste presque complète d'idiots utiles et de tartuffes de la pensée critique d’État.

- - -
notes:

Le lot des récupérateurs (voir Jaime Semprun et son Précis de récupération illustré de nombreux exemples tirés de l'histoire) a toujours été important. A ce niveau et à ce sujet il est peut-être salutaire de relire Paul Mattick et son marxisme dernier refuge de la bourgeoisie.

(1) PENSER L’ÉMANCIPATION. Théories, pratiques et conflits autour de l’émancipation humaine. Colloque international Université de Lausanne 25-27 octobre 2012.

(2) Conférence Internationale sur Rosa Luxemburg dans le triste amphi Cauchy à la Sorbonne.

jeudi 26 septembre 2013

La Révolution fut une belle aventure de Paul MATTICK

Des rues de Berlin en révolte aux mouvements radicaux américains (1918-1934)
 
Gamin révolté des rues du Berlin de l’après-Grande Guerre, Paul Mattick commence par s’engager dans le mouvement spartakiste avant de devenir communiste antibolchevique. Au coeur des années de feu de la révolution allemande (1918-1924), il nous raconte son incroyable parcours, entre action directe et répression, illégalisme et clandestinité. Le reflux du mouvement révolutionnaire et la montée en puissance des forces autoritaires – stalinisme et nazisme –, le poussent, comme tant d’autres, à l’émigration. Aux États-Unis, il s’engage aux côtés des IWW et d’autres groupes radicaux, puis il participe au grand mouvement des chômeurs des années 1930 où se mêlent hobos, syndicalistes et révolutionnaires. Il nous plonge dans ces moments d’intense agitation sociale, aujourd’hui méconnus. La belle aventure, ce fut, d’un continent à l’autre, la traversée des années bouillonnantes de l’« âge des extrêmes ». Paul Mattick la raconte avec une sagacité qui laisse toute la place à ses camarades de lutte, à ses ennemis aussi, aux débats d’idées qui accompagnent toujours l’action, à la rencontre des ouvriers radicaux avec les avant-gardes artistiques de l’époque, expressionnistes et dadaïstes. Ce témoignage exceptionnel restitue l’ambiance de mondes disparus secoués par le puissant désir d’une société libérée de l’exploitation. Désir qui court au fil de ces pages et qui est, lui, d’une fraîcheur et d’une actualité saisissantes.


Traduit de l’allemand par Laure Batier et Marc Geoffroy. 
Préface de Gary Roth, notes de Charles Reeve. 
Editions L'Échappée / collection Dans le feu de l’action / 192p. 17€  

A paraître.
En librairie le 22 octobre 2013. 


Né à Berlin et mort à Boston, Paul Mattick (1904-1981) est connu comme théoricien du communisme de conseils. Il laisse une oeuvre importante traduite en de nombreuses langues, entre autres : Marx et Keynes, les limites de l’économie mixte (Gallimard, 2010), Marxisme, dernier refuge de la bourgeoisie (Entremonde, 2011).

dimanche 22 septembre 2013

L'art d'accomoder les fonds de sauces

« Les sauces sont l’aboutissement des préparations culinaires élaborées, surveillés et peaufinée par le chef au sommet de sa maîtrise technique et le jeu subtil de celui-ci sera de transformer, récupérer et exalter les sucs, exsudats et humeurs de sa cuisine » 
In Chef Simon le plaisir de Cuisiner.

La commémoration légitime de la répression chilienne soulève sont lot de questions tout aussi légitimes. A n'en pas douter les 40 ans de la transition démocratique portugaise l'année prochaine soulèvera les mêmes types d'interrogations. Qu'est-ce donc que ce « socialisme » de coalition et de « partis » qui a voulu mettre en place un « État socialiste »?


Qu'est-ce donc que ce socialisme d’État qu'Allende, ami de Fidel Castro à voulu édifier par le haut avec sa parade cogestionnaire et la complicité syndicale. Qu'est-ce donc que ce socialisme qui se propose d'Etatiser l 'économie et de nationaliser les entreprises ? Qu'est-ce donc que ce socialisme qui nationalise des richesses minières qui bien que se trouvant sur un sol dit "national" appartiennent à l'humanité ?


Le camarade président Allende tentait-il de nous refaire le sempiternel coup du socialisme national dans un seul pays, ceci sur les conseils de son Fidel ami  ? Rien ne nous incite à penser le contraire. L'atmosphère glacée de l'époque aura raison de son projet mais surtout des milliers de militants assassinés par le régime de Pinochet.


Les quelques livres et événements qui viennent faire l’actualité de la répression chilienne doivent-ils nous empêcher de dire que nous ne sommes pas de ce « socialisme là »? Que les cuisiniers néo-staliniens et post-trotsk n'hésitent pas à  re-servir cette sauce rance et frelatée, qui est systématiquement présentée comme s'inspirant du célèbre livre de cuisine pour tous qu'est le Capital, c'est confondre le fast food de la sous-pensée a-critique, base de toutes les intoxications intellectuelles et pratiques, avec une réelle analyse de ce qu'est-ce le capitalisme.


Nous faisons donc savoir à ceux qui s'amusent avec la mémoire... que nous ne prenons pas les vessies des événements chiliens et les trois ans de gouvernement Allende, pour des lanternes du communisme...

Que l'Etatisation de l'économie n'ouvre pas la voie à la disparition de l'Etat....et que taxer les riches n'abolit pas les classes. Que nous n'aimons pas les présidents...fussent-ils des « camarades ». 



Le salaire c'est le problème !



Abolition du salariat - les classes au feu le travail et l'argent au milieu

Merci au camarade et ami Nico pour se détournement d'une affiche du PC.

vendredi 13 septembre 2013

Emission du 14/09 / Radio Vosstanie

Diffusion et téléchargement à partir du samedi 21/ 09 à 21H
 
Emission du Vosstanie le 14/09 (Partie 1 & 2)


INVITE DE L'EMISSION
zones-subversives
zones-subversives.over-blog.com

+

Analyses et discussion
autour du film Bienvenue à Gattaca
réalisé par Andrew Niccol

Précédé du retour critique sur la dernière émission. 
Quelques parutions et rdv.
Rapide retour sur la situation portugaise.
Quelques propos sur l'actualité qui dure.
etc...

Seconde 


Partie 3 en téléchargment en octobre



mercredi 4 septembre 2013

Une autre histoire des "trente glorieuses" - Collectif.

Modernisation, contestations et pollutions dans la France d'après-guerre.

  Nous invitons bien sur les apôtres du CNR et les nostalgiques de Jean Gabin à se pencher sur cet ouvrage, histoire de tordre le cou au c'était "mieux avant". Quoi de neuf ?

Comme était doux le temps des « Trente Glorieuses » ! La démocratisation de la voiture et de la viande ! L'électroménager libérant la femme ! La mécanisation agricole éradiquant la famine ! La Troisième Guerre mondiale évitée et la grandeur nationale restaurée grâce à la dissuasion nucléaire ! Etc. Telle est aujourd'hui la vision dominante de cette période d'« expansion », objet d'une profonde nostalgie passéiste... au risque de l'aveuglement sur les racines de la crise contemporaine.
À rebours d'une histoire consensuelle de la modernisation, cet ouvrage dévoile l'autre face, noire, du rouleau compresseur de la « modernité » et du « progrès », qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradié.e.s des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvrier.ère.s de l'amiante ou des mines d'uranium contaminé.e.s, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d'ordre de la « croissance » et de la publicité...
Les conséquences sociales et environnementales des prétendues « Trente Glorieuses », de leur mythologie savamment construite par les « modernisateurs » eux-mêmes, de leurs choix technico-économiques et de leurs modes de vie, se révèlent aujourd'hui très lourdes. Il nous faut donc réévaluer la période et faire resurgir la voix des vaincu.e.s et des critiques du « progrès » (de l'atome, des pollutions, du productivisme et du consumérisme) antérieures à 1968. L'enjeu est non seulement de démonter les stratégies qui permirent alors de les contourner, mais aussi de les réinscrire dans les combats politiques et écologiques contemporains.

 
Introduction. Pour en finir avec les « Trente Glorieuses », par Christophe Bonneuil, Céline Pessis et Sezin Topçu  
I / De la geste modernisatrice
Les « Trente Ravageuses » ? : L'impact environnemental et sanitaire des décennies de haute croissance, par Christophe Bonneuil et Stéphane Frioux 
L'histoire et l'idéologie productiviste : les récits de la " révolution industrielle après 1945, par Jean-Baptiste Fressoz et François Jarrige 
Jean Fourastié, apôtre de la productivité : dire et administrer le progrès, par Régis Boulat
La pollution de l'air, un mal nécessaire ? : la gestion du problème durant les "Trente Glorieuses", par Stéphane Frioux
Le Grand Paris sous la tutelle des aménageurs ? : planification des usages, critiques et résistances dans les années 1960, par Loïc Vadelorge 
La machine au secours de l'Empire colonial ? : la mécanisation de l'agriculture et ses détracteurs en Afrique tropicale française, par Céline Pessis
L'Empire nucléaire : les silences des "Trente Glorieuses", par Gabrielle Hecht  

II / Des résistances au « progrès » et de l'art de les marginaliser
Atome, gloire et désenchantement : résister à la France atomique avant 1968, par Sezin Topçu Pollution des rivières : mesurer pour démoraliser les contestations : des plaintes des pêcheurs aux chiffres des experts, par Gabrielle Bouleau 
Les germes de la préoccupation environnementale dans le mouvement syndical : sur les rapports entre syndicalism et et productivisme, par Renaud Bécot
Les situationnistes face à la modernité technique et au capitalisme : une avant-garde entre romantisme et modernité, par Patrick Marcolini
La critique de la vie quotidienne, Barthzq, Lefebvre et la culture consumériste, par Kristin Ross Charbonneau et Ellul, dissidents du « progrès » : critiquer la technique face à un milieu chrétien gagné à la modernité, par Christian Roy

La Découverte 320p. ISBN : 9782707175472. dirigé par  Céline PESSIS, Sezin TOPÇU, Christophe BONNEUIL

A revolta e seu duplo - Paulo Marques

Le camarade Jorge nous signale un texte intéressant sur la situation au Brésil. Texte qu'il introduit sur le site.


                                            En téléchargement au format word ici




Brésil, un processus contradictoire


« A revolta e o seu duplo » ( La révolte et son double) est un des textes du numéro d’Août de la revue brésilienne Sinal de menos publiée à São Paulo (Brésil), consacré dans son intégralité au mouvement de Juin 2013.




Paulo Marques cherche à démontrer qu’on observe, au Brésil, la convergence de plusieurs luttes, certaines avec des contenus de classe et anticapitalistes, d’autres, menées par les classes moyennes, porteuses de contenus conservateurs, parfois même fascistes. Dit autrement, ce mouvement est un processus contradictoire !
On peut signaler deux autres articles dans ce même numéro de Sinal de menos. « Resistência e o direito à cidade »  (Résistance et droit à la ville), de Daniel Cunha, décrit le mouvement du Passe livre (Carte de transport gratuit) à Porto Alegre, « une des luttes qui caractérise le mieux la contestation de Juin », « une lutte qui intégre une mosaïque de luttes urbaines pour le droit à la ville, qui questionne le modèle urbanistique et le consensus politique actuel. »
« A mobilidade do inferno proletário : a vida nos trens da hiperperiferia de São Paulo » (La mobilité dans l’enfer prolétaire : la vie dans les trains de la périphérie de São Paulo), de Claudio R. Duarte, « décrit la vie du prolétariat urbain, écrasé par le temps de transport dans les trains suburbains du Grand São Paulo. Un aspect du malaise social qui a percé le mur de la normalité lors des journées de Juin. »

Em português



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Quem lê Vias de facto acompanha provavelmente a situação social e política no Brasil – e os debates que ela suscita – através da leitura de Passa Palavra. O texto «A revolta e o seu duplo» faz parte de um conjunto que constitui o número de Agosto de uma revista brasileira, Sinal de menos, dedicado na sua totalidade ao movimento de Junho de 2013.


Paulo Marques pretende demonstrar que o que o que ocorre no Brasil não é uma luta, mas várias lutas, algumas com conteúdos de classe e anticapitalistas, mas outras, feitas pela classe média, expressam conteúdos conservadores, quando não fascistas. Noutros termos, este movimento é uma contradição em processo !

De assinalar, também neste mesmo número de « Sinal de menos », dois artigos. Resistência e o direito à cidade, de Daniel Cunha que descreve o movimento do Passe livre e do Bloco de luta pelo Transporte Público em Porto Alegre, « uma das melhores concretizações dos protestos de Junho », « mostrando que ele se imbrica em um mosaico mais amplo de lutas urbanas pelo direito à cidade que questiona o modelo urbanístico e o consenso político estabelecidos. »

A mobilidade do inferno proletário : a vida nos trens da hiperperiferia de São Paulo, de Claudio R. Duarte, « narra a vida do proletariado urbano usurpada pelo tempo de transporte nos trens suburbanos da Grande São Paulo. Ele apresenta um pouco do mal-estar social geral que veio a furo com as Jornadas de Junho. »



                                  A revolta e seu duplo
                                              Entre a revolta e o espetáculo



Te direi em segredo

Aonde leva esta dança.

Vê como as partículas do ar

E os grãos de areia do deserto

Giram desnorteados.

Cada átomo

Feliz ou miserável,

Gira apaixonado

Em torno do sol.

- Rumi (1207-1273).



1) Prognósticos retardados de uma crise.

Em 2008, durante um processo de formações políticas e debates efetuado em sindicatos, arriscamos proceder a algumas previsões um tanto imprevisíveis e vagas sobre a ulterior evolução nacional de um processo de crise mundial que mal se deflagrava. Ante a análise do arrebentamento da bolha imensa de capital fictício da economia norte-americana, que desnudaria a crise estrutural do processo de valorização historicamente estreitado pelo aumento do trabalho morto em relação ao trabalho vivo, nós prognosticávamos como possibilidades reais postas aos movimentos sociais o próprio conjunto de respostas capitalistas à crise: a tentativa de redução do valor da força de trabalho; a inflação enquanto mecanismo intensificador da exploração e redução indireta dos salários; a instituição e intensificação de uma acumulação predatória com padrões de acumulação primitiva através de guerras, incluindo uma molecular guerra civil urbana generalizada com despejos de comunidades; a intensificação da especulação imobiliária e de um crescimento econômico guindado a créditos e construção civil financiada a investimentos de capital fictício; aumentos dos preços de alimentos, energia, transportes e aluguéis; aumento da repressão e contrôle social com uma militarização progressiva da sociedade e um fascismo difuso; aumento da violência e formas de barbárie social de desintegração, incluindo escaladas das violências de gênero e racistas; a criminalização dos movimentos sociais e do protesto; a precarização maior das relações de trabalho; e a possível fuga da consciência social de grupos para discursos moralistas e salvacionistas de seitas religiosas ou a salvadores políticos fascistóides. Abria-se a Caixa de Pandora.1

O que não podíamos prever é que, com a crise, gerou-se um momento de fuga dos capitais dos centros afetados para as periferias capitalistas, intensificando o crescimento dos “BRICs” – o mecanismo auxiliar da mais-valia absoluta como válvula de escape sistêmica. No caso brasileiro, após uma intensa onda de lutas contra as reformas previdenciárias e de precarização trabalhista impostas pelo governo do Partido dos Trabalhadores em 2007, ao ano de 2008 sucedeu o refluxo e intensa desmobilização das lutas sociais, gerada pelo aumento do consumo a crédito e do emprego precário, do assistencialismo social e certa ascensão de camadas mais baixas da classe trabalhadora (paralela à precarização da classe média, constituindo um nivelamento social “por baixo”). Um curto surto de crescimento econômico no Brasil preencheu os poros de tempo social livre dos indivíduos com mais trabalho e tempos gastos com estudo e qualificação, gerando uma imensa fragmentação social dos coletivos e refluxo das lutas sociais. Reuniões, assembléias e até saraus passaram a se esvaziar, enquanto todos estavam a correr atrás de novos trabalhos e sobrevivência, ou mais estudo e qualificação. O crescimento econômico gerado pela gestão de crise da tecnocracia petista desmobilizou as lutas sociais e retirou o povo das ruas, além de aniquilar as oposições sindicais e greves. Paralelamente, inchavam os cargos de sindicalistas no aparelho de estado; as ações e compras de fundos de pensão por sindicatos; a cooptação de lideranças de movimentos sociais; a formação de estratos de novos ricos de uma tecnocracia de “esquerda” rival da anterior tecnocracia tucana pela gestão do mesmo; a cooptação e burocratização de ativistas sociais e culturais em políticas de integração capitalística da arte e cultura via financiamento estatal. O “Espetáculo do Crescimento” trouxe o marasmo social.

2) O Crescimento do Espetáculo.

Porém, este surto de crescimento era efêmero, fenômeno de crise global e da fuga dos capitais para locais de predomínio da modalidade de exploração de mais-valia absoluta e trabalho precário, e guindado a crédito. Não possuía qualquer base estrutural sólida, apesar dos pesados investimentos do governo federal em obras de infraestrutura do PAC e IIRSA2, e o alarde sobre a descoberta de jazidas de petróleo, configurando um desenvolvimentismo a crédito e um incipiente projeto de imperialismo brasileiro sobre a América do Sul e África Ocidental guindado a capitais de empreiteiras e apoio de figuras como Eike Batista e Edir Macedo. O crescimento do espetáculo teve vida curta, e gerou considerável intensificação da exploração do trabalho e da violência contra as periferias e povos indígenas. Enfim, a crise chegaria ao Brasil.

Com a eclosão e rápida disseminação do atual ciclo mundial de lutas sociais pela Europa, Mundo Árabe, Estados Unidos, Índia, Indonésia e muitos outros países, esta onda de lutas e suas formas organizativas peculiares haveriam de afinal chegar às terras tupiniquins - embora em formas nada autóctones, mas muito globalizadas e replenas de contradições.

Com o progressivo fim do crescimento, apenas no primeiro semestre de 2013, a Bovespa teve perdas variantes de 22 a 25%, e analistas apontavam senão uma estagnação, um possível risco de crescimento negativo - o "pibinho" de Mantega principiava a derreter. A inflação, bem mascarada pela imprensa, chega afinal aos dois dígitos; o preço do pão chega ao absurdo de entre cinco e seis reais o quilo, a batata de quatro a cinco reais o quilo, além do preço de ovos e outros gêneros alimentares populares como tomates irem às nuvens. E sobreveio então a onda de aumento de preços de transportes.

Como prevíamos, o valor da força de trabalho começou a ser atacado e devorado por uma inflação geral, que está no estopim das revoltas sociais – fato também quase nunca mencionado pela imprensa. Além disso, as obras da Copa do Mundo fizeram extrapolar os despejos de comunidades e a violência policial contra as favelas; as obras desenvolvimentistas do PAC e IIRSA deflagraram um verdadeiro terrorismo do desmatamento predatório e tomada de terras indígenas por barragens – além do ataque dos fazendeiros e do agronegócio, tão fomentado pelo governo federal, às terras indígenas. A onda de lutas sociais autônomas já começa subterraneamente em fins de 2010 e em 2011, com as imensas greves selvagens nas obras do PAC, a começar pela hidroelétrica de Jirau, parando mais de oitenta mil trabalhadores, forçados a se autoorganizar às margens de um sindicalismo governista e pelego que corroborava a exploração – iniciava-se uma série de greves que se extende até o presente momento. Houve relatados e mal esclarecidos desaparecimentos, prisões e torturas de grevistas em áreas amazônicas de canteiros de obras. Sindicalistas iam de carro oficial pedir aos trabalhadores que não parassem as obras do PAC. Tais obras estavam sendo guindadas a trabalho semi-escravo, com direito a falta de banheiros e surtos de malária, além de verdadeiras prisões de exploração de mulheres em prostituição ao redor dos canteiros.

Além do mais, uma “primavera indígena” de lutas, também pouco midiatizada, se sucede, desde as lutas no sul da Bahia e os episódios quase palmarianos de cacique Babau3 (que foi preso), além da tragédia dos assassinatos e suicídios de índios guaranikaiowá (curiosamente, muitas vezes “atropelados” em estradas de terra) em Mato Grosso do Sul. Além disso, greves também ocorreram nas obras da Copa, em diversos estádios – por vezes motivada até por comida podre4 servida aos operários. Uma característica fundamental de todas estas lutas, muito pouco faladas pela imprensa golpista, e ainda menos pela imprensa governista, é sua acentuada autonomia de organização em relação aos sindicatos burocráticos e partidos políticos institucionais. Jornalistas enfocam apenas as reivindicações, e raras menções são feitas ao fato de os trabalhadores estarem a se organizar à margem do sindicalismo oficial – como ocorre também com greves de motoristas e cobradores de ônibus em muitas cidades. Ao ataque ao valor da força de trabalho, sucedeu a resposta do proletariado.5

 3) A eclosão da Onda: a “Revolta do Vinagre”.

Após um processo nacional de abusivos aumentos nos preços de transportes, a luta social em Porto Alegre foi de forma inédita vitoriosa em reduzir o valor da tarifa de ônibus, deflagrando uma onda nacional de lutas sobre o preço das tarifas de ônibus e metrô que se espalhou pelo país. Não se trata mais do que da luta sobre o valor da força de trabalho, achatado pelo aumento dos preços, e um processo que faz lembrar as lutas italianas de auto-redução de preços e tarifas dos anos 60-70.

Após uma jornada de protestos do Movimento Passe Livre com uma frente de lutas em São Paulo, seguida por uma brutal repressão que culminou no trágico dia 13 de Junho, no qual manifestantes eram detidos apenas por portar garrafas de vinagre, a onda de revolta pareceu ter seu estopim. Uma radicalização generalizada tomou conta da capital paulista, da cidade do Rio de Janeiro, de Belo Horizonte, Distrito Federal, Salvador, Belém e outras cidades, culminando em violentos enfrentamentos com a polícia e ataques diretos dos manifestantes a prédios públicos, empresas, bancos e ônibus. Foi quando, subitamente, os protestos, principalmente em São Paulo, após uma comoção gerada por uma repressão violenta que culminou em dezenas de detenções e feridos, obtiveram uma imensa adesão e milhões de pessoas saíram às ruas em todo o país. Porém, alguma mutação um tanto estranha estava em curso.

4) Quando a Revolta vai para o Vinagre. Surge a Revolta das Coxinhas. De 68 a 64.

Originalmente, manifestantes empregavam a expressão “coxinha” para se referir a fardados. Porém, os desdobramentos do processo de luta produziram um efeito curioso: que coxinha passasse a ser um designativo irônico e pejorativo para a classe média conservadora em geral.

A classe média, uma esfinge sociológica, a nosso ver é uma categoria um tanto polêmica e de existência fundamentalmente simbólica e ideológica. Se definimos classes como funções sociais coletivas em posições ocupadas dentro do processo de produção (definição de Marx, e que não necessariamente implica apenas estatutos jurídicos de propriedade, pois a apropriação também pode se dar por relações informais de contrôle burocrático), teríamos a rigor dois campos – capitalistas (burguesias e tecnocracias gestoriais) e trabalhadores. Já a definição jornalística do senso comum e de algumas teorias sociológicas define as classes por níveis de renda e consumo, pela superfície do mercado, fetichizando as relações sociais. A chamada classe média seria, em nosso entendimento, uma zona de transição e indiferenciação entre o alto proletariado (setor da força de trabalho mais qualificado, exercedor de trabalho mais complexo, melhor remunerado, com maior consumo e nível de formação e sob o predomínio do regime de exploração da mais-valia relativa) e o baixo gestorialato da hierarquia administrativa empresarial. Incluem-se aí pequenos proprietários6 (pequena burguesia, e comerciantes), além de profissionais liberais e funcionários públicos. Entretanto, é preciso frisar que cada vez mais os pequenos proprietários estão sob os ditames de produtividade das grandes cadeias às quais sua atividade se integra; e que de forma idêntica as profissões liberais têm se proletarizado consideravelmente – como podemos ver nas firmas de advogados, médicos sob estruturas de hospitais privados e planos de saúde, etc. O funcionalismo público, em boa parte também sofre proletarização, é explorado pelo estado enquanto capitalista coletivo, e muitas de suas funções referem-se à manutenção das condições gerais de produção do capital, estando assim inseridas no trabalhador social agregado – é o caso dos professores, que produzem futuros trabalhadores. A classe média, entretanto, ideologicamente, se não é uma classe capitalista, tampouco se reconhece como classe trabalhadora, portando a ideologia do ressentimento e da ascensão social através do estudo e crescimento profissional. Esta é uma das maiores fraturas no interior da classe trabalhadora – a saber, entre os trabalhadores do setor de predomínio da mais-valia relativa e o campo da mais-valia absoluta (precários, exército de reserva).

Com a crise e arrocho do valor da força de trabalho através de impostos e inflação, especialmente aumento dos preços dos planos de saúde, uma classe média cada vez mais proletarizada e achatada reagiu à sua maneira peculiar. Saiu em massa às ruas, de verde e amarelo, em protestos com moldes conservadores concentrados no “combate à corrupção”, algumas reivindicações acerca de serviços públicos (especialmente de saúde e educação, uma vez que o seu rebaixamento social frequentemente leva a depender do SUS e colocar filhos cada vez mais em escolas públicas), e não faltando mesmo alguns grupos com demandas de extrema-direita, como a redução de idade penal, pena de morte, contra o aborto, e mesmo grupelhos fascistas defendendo a intervenção militar. Criou-se um mito de que o judiciário (que não é eleito e é um dos poderes mais conservadores, elitistas e patrimonialistas) deveria usurpar de forma golpista os poderes democraticamente eleitos – o que já vinha acontecendo desde o Caso Battisti, além dos grampos telefônicos, criminalização dos movimentos sociais promovida pelo Ministério Público e investigações arbitrárias (e sua intervenção no caso Mensalão acompanhada de sua neutralidade em relação a corrupções similares ligadas ao PSDB). Chegava-se a propagar pelo facebook fotografias comparando Joaquim Barbosa com Batman, e campanhas exigindo a renúncia de Dilma (mesmo sem acusação nenhuma contra ela), Temer, dos presidentes do congresso e senado. Além disso, a recusa dos partidos políticos vista nestes protestos verde e amarelos se dava através de um nacionalismo que misturava da (mais replena de boas intenções) ingenuidade e despolitização moralista ao grotesco e truculento antiesquerdismo; assim, os protestos eram forrados de verde e amarelo, palavras de ordem que diziam que um suposto gigante teria acordado, que “o povo acordou”, “sou brasileiro com muito orgulho”, “vem pra rua” e etc. O curioso é esta reação à redução do valor da força de trabalho e à crise, ocorrendo como parte de uma onda mundial de lutas num contexto internacionalista, se vestir de discursos nacionalistas e mesmo chauvinistas: “primeiro temos que consertar nosso jardim”; “dane-se a Turquia, eu quero saber é do Brasil” - como se as ondas atuais de luta não tivessem em comum uma reação generalizada da classe trabalhadora mundial aos ataques capitalistas que sofre como consequência do processo de crise do sistema produtor de mercadorias. A propósito, a comum fala da classe média acerca de consertar o jardim lembra a simpática figura do jardineiro do filme Muito Além do Jardim, interpretada por Peter Selers7. A classe média assustada com a proletarização saiu às ruas, mas suas demandas, ora oscilavam entre o pedido por serviços públicos, ora a tons fascistoides. O discurso do combate à corrupção, da forma como é veiculado (e, diga-se de passagem, foi uma cultura a qual o PT contribuiu muito, na medida em que, nos anos 90, trocou o discurso da luta de classes pelo da moralização da política), desvinculado da perspectiva classista, se transforma facilmente em discurso fascista e mesmo anticomunista. Ideólogos da direita raivosa, como Reinaldo Azevedo, a Revista Veja, Olavo de Carvalho (este último com assustador numero de adeptos), Arnaldo Jabor, José Nêumane Pinto e outros (até a famosa Rachel Sherazade, cujos comentários em nada lembram a personagem de Mil e Uma Noites), fazem discursos que associam a corrupção com uma esfera pública expandida (e, implicitamente, apregoam o privatismo dos serviços sociais e públicos, contra o “desperdício de dinheiro” do “comunismo” do estado. Tudo se reduz a “má administração”.). O discurso do combate à corrupção sob este viés moralizante praticamente confunde corrupção com comunismo – como se o PT, mais tecnocrático e capitalista que nunca, ainda tivesse alguma coisa de socialista. Assim, uma revoada conservadora tomou conta da Avenida Paulista, e não faltaram agressões violentas a militantes de partidos de esquerda, desde os pelegos governistas, até radicais como PSTU, oposicionistas como PSOL, fora a militantes de movimentos como a Uneafro e mesmo anarquistas. Vários militantes de esquerda foram internados e alguns em estado grave após serem espancados simplesmente por portar bandeiras – vários deles do PSTU. Aos gritos de “fora partido!”, se legitimava uma confusão política entre a justa recusa do aparelhamento dos movimentos sociais pelos grupos políticos partidários e posições fascistas de antiesquerdismo e anticomunismo (pois os ataques eram a tudo que lembrasse a cor vermelha – houve casos de pessoas que foram agredidas até por usar roupa vermelha inadvertidamente). Um bloco de anarquistas atravessou heroicamente marchando de braços dados em meio ao protesto nacionalista, levando pontapés, mas defendendo o anti-nacionalismo e cantando suas palavras de ordem, e saiu ileso na outra ponta da Avenida Paulista. A “família pobre” dos militantes libertários em meio a aquele protesto da classe média talvez tenha gerado perplexidade.

O fato é que foi amplamente divulgado a infiltração de grupos de extrema direita (integralistas, neonazistas, carecas, e mesmo juventudes do PSDB e DEM à paisana) para incitar agressões, mesmo portando facas, soco inglês e tacos – e se vitimizando quando levavam alguma bandeirada. Houve uma clara tentativa de uma extremadireita, aproveitando-se de certas mentalidades conservadoras da classe média despolitizada, apropriar-se dos protestos.

A esquerda ficou extremamente assustada, e chegou a se falar, em debates, sobre a possível atuação de fundações americanas como a CANVAS8 para tentar se apropriar da onda de lutas e desestabilizar o governo – fora que as demandas colocadas na internet pelas páginas mais populares do facebook eram marcadamente conservadoras – as próprias 5 pautas dos Anonymous fizeram muitos, perplexos, questionarem se se tratava de fato do verdadeiro grupo Anonymous. O MPL declarou não fazer mais mobilizações, assustado, mas depois voltou atrás. Assim, um processo de lutas sociais que se pautava em questões concretas – custo de vida, preços de tarifas, hospitais, escolas – sofria seu desvio politicista para demandas difusas e abstratas, como a luta contra a PEC 37 (conflito acerca justamente da judicialização da política).

Após uma enquete sobre os protestos que surpreendeu Datena, a própria grande mídia começou a falar muito bem dos protestos (em sua versão de verde e amarelo, obviamente), e a própria FIESP colocava a bandeira nacional sobre suas paredes, enquanto empresas dispensavam seus empregados e davam bandeiras brasileiras para irem aos protestos. Até as vuvuzelas eras ressuscitadas naquele alvissareiro momento da política nacional.

Assim, a “Revolta do Vinagre” de fato parecia estar “indo para o vinagre”, e se ensaiava uma revolta do Espetáculo, com apóio da Rede Globo, Veja, grande mídia e até de corruptos conhecidos como Renan Calheiros e Collor – o que empresta um tom hilário a tudo. A classe média ensandecida em uma barafunda patriótica fazia assim sua “revolta dentro da ordem”, sentando no chão para “entregar os vândalos” e gritando “sem violência” aos quatro ventos. Não foram raros os casos de os próprios manifestantes imobilizarem supostos “vândalos” e os entregarem à polícia, ou os filmarem e delatarem. Era a “Revolta das Coxinhas”, a “coxice” conservadora tomando conta das ruas. Pelo menos era o que pela grande mídia passava, embora esta não fosse a realidade nas periferias, nem no Nordeste, Belo Horizonte, Salvador, Porto Alegre e muitos lugares mais. A patriotada ao melhor estilo de 1932 na Paulista era exibida como sendo a regra geral; e mesmo revistas conservadoras e reacionárias como a Veja produziam novos heróis, de classe média e de direita. Era a revolta da classe média indignada por ter de pagar FGTS para suas empregadas – pobres, muitas vezes afrodescendentes, e que não iam aos protestos. Refundaram-se mesmo grupos como a Organização de Combate à Corrupção, Comando de Caça a Corruptos, Movimento Contra a Corrupção, União Contra a Corrupção, cujos fins de sigla sempre compunham o “CC”, emprestando um ar de refundação do Comando de Caça a Comunistas, sob novo nome, uma vez que hoje “comunismo” (e esquerdismo) são sinônimos de corrupção no discurso destes grupos.Mas esta apropriação fracassou. Convocou-se pelo Facebook uma pseudo-greve geral para Primeiro de Julho, à qual pateticamente ninguém aderiu. Não era incomum se entrar em um trem e ouvir alguém a dizer: “ei, por acaso você ouviu falar de uma tal de greve?” Líderes fascistóides convocaram para 10 de Julho um protesto pedindo uma “intervenção militar”, mas não reuniram sequer 30 pessoas na Cinelândia do Rio, nem oitenta na Avenida Paulista, em São Paulo – e ainda encontraram outras manifestações nas ruas e foram ridicularizados. O assustador Gigante Egoísta9 e fascista parecia estar ficando de novo com sono, e a classe média, orgulhosa de ter cumprido com seu dever (“avante brasileiros, sempre avante”), guardava suas mascaras de “V de Vingança” (fabricadas com mão de obra semiescrava em fabriquetas miseráveis) e voltava para casa, para curtir posts conservadores e moralistas no facebook produzidos pelos diversos grupos publicitários profissionais posicionados em pontos nodais da rede social não tão horizontal assim. Não era bem o movimento popular, nem revolucionários heróicos, mas o próprio Facebook e a inércia da passividade que provocaram a “revoada das coxinhas verdes”. Guy Fawkes se retorceria na tumba se soubesse.

Durante este tempo, talvez tentando-se imitar a derrubada de Allende, ensaiou-se um lockout que também não deu certo, no qual empresários de transportes fizeram caminhoneiros paralisar estradas, culminando no assassinato de um trabalhador autônomo que furou o bloqueio. E a classe média seguia adiante, pedindo pelo facebook a renúncia de Dilma (mas por qual acusação até hoje não se sabe).

5) Depois da patriotada, a vez da pelegada.

As forças de esquerda (incluindo as que como tal são conhecidas), assustadas com a “patriotada”, conseguiram o feito inédito de se unirem (fora da cadeia, único lugar onde as esquerdas sempre se uniram na história) em mais de 70 organizações para convocar um dia nacional de lutas para 11 de Julho. Da pelegada governista da CUT, Força Sindical, CTB (ligada ao PC do B), UGT (ligada ao PSD de Kassab), UNE; aos oposicionistas de esquerda CSP-Conlutas e Intersindical, junto ao MTST, MPL, MST (o último fragmentado, em parte governista, em parte oposicionista, em parte não se sabe mais) e muitos grupos, incluindo anarquistas e coletivos independentes, se tirou uma pauta comum de protesto. Porém, no dia, as centrais governistas, além de “darem para trás”, não trouxeram trabalhadores às ruas, mas pagavam dinheiro para pessoas engrossarem pequenos volumes e segurarem balões. Ações radicalizadas e populares só ocorreram nas periferias de São Paulo, com o MPL, MTST, Rede Extremo Sul, e outros movimentos sociais; enquanto isso, a polícia invadia a sede da Federação Anarquista Gaúcha e confiscava seus livros e supostos “materiais para fazer molotovs”.

Ficou evidente a total perda de credibilidade e base das centrais sindicais, que são verdadeiras estruturas empresariais gigantescas, mas sem trabalhadores e sem trabalho de base. Assim, fracassava a tentativa de apropriação das lutas também pela esquerda institucional dos partidos e sindicatos burocráticos. Após isso, a autonomia dos movimentos iria se reforçar ainda mais. Com o adormecimento do gigante, começaram as ocupações de câmaras e assembléias legislativas – em Porto Alegre, Belo Horizonte, São José dos Campos, fora muitas cidades mais. Surgiam organismos populares horizontais e autônomos de ocupação de prédios administrativos públicos, algo muito pouco noticiado pela mídia – e que começaram a formular projetos de leis populares.

Igualmente, a CSP-Conlutas e Intersindical (única central não institucionalizada e não aparelhada partidariamente) conseguiram fazer diversas paralisações; movimentos sociais bloqueavam rodovias por todo o país, e em revoltas comunitárias pedágios chegaram a ser incendiados; e além disso, até reivindicações como passarelas em estradas eram colocadas a público pela primeira vez, embora sempre existissem. Assim, a classe trabalhadora, de forma não-midiática, e autônoma, coloca sua multiplicidade de demandas concretas, em oposição aos programas abstratos e difusos dos candidatos a futuros gestores da direita fascistóide e da pseudo-esquerda governista e pelega.

Assim, fracassaram as tentativas de apropriação do movimento pelos grupos da direita conservadora, bem como da ala governista. A ala conservadora concentrou seus ataques ao governo e a denunciar os “vândalos” – uma quebradeira em Leblon era mais escandalosa do que a chacina de 14 pobres no Complexo da Maré e o desaparecimento de Amarildo, um operário. A pseudo-esquerda vitimizava-se alegando que todo e qualquer protesto era golpista, sem distinguir entre as revoltas sociais de base e as patriotadas de classe média. Chegou-se ao cúmulo de militantes do PC do B espancarem anarquistas no Rio de Janeiro e depois o Partido declarar apoio público a Cabral, no momento em que ele propunha leis que iriam perseguir protestos sociais e violar o sigilo de telefones e internet de ativistas. Mas o movimento social sofre, neste momento, mais uma mutação, com um importante acúmulo qualitativo, especialmente no Rio Grande do Sul, em Porto Alegre, no qual a ação do Bloco de Luta pelo Transporte Público conseguiu forçar o governador petista Tarso Genro a se desculpar com a Federação Anarquista Gaúcha (FAG) – embora não tenha devolvido os livros. Um outro fato histórico a ser considerado – pela primeira vez em talvez setenta anos, os jornais voltavam a falar em anarquismo e anarquistas – e é inegável que organizações autônomas e anticapitalistas como o MPL e a FAG tiveram um papel crucial de articuladores de lutas sociais, configurando um extravasamento do movimento social em relação ao controle e aparelhamento de partidos políticos e burocracias sindicais inédito e histórico em nosso país.

6) Revoltas do individualismo encapsulado. Curtir ou não curtir: eis a questão. Compartilhar? Apenas pelo Facebook!

O antipartidarismo presente no frisson verde e amarelo, de certa forma, expressa a condição social do individualismo extremado. O que saía às ruas não eram coletividades organizadas, mas mônadas egoísticas, cada uma com um cartaz querendo uma coisa diferente. As passeatas tinham a forma do facebook – cada cartaz individualizado sendo como um post individualizado na “news feed” da rede social. Em que pese esta autonomia dos quereres individuais, não havia de fato auto-organização na revolta espetacular da superfície de todo o processo (o que já era bem diferente nas revoltas sociais de fundo, menos midiáticas e associadas ao vandalismo). Uma catarse coletiva dos muitos “eus” aprisionados em bolhas, com seus computadores e celulares, ansiosos por algum tipo de vivência coletiva e real, se transformava em um carnaval fora de época, com tons de micareta e copa do mundo, com uma perplexidade de quem nunca viu tanta gente nas ruas, realmente criando uma “situação” debordiana, no mau ou pior sentido do termo. Assim, “#vem pra rua”, e “tira foto no protesto pra botar no facebook” (paródia de um funk bem conhecido). Talvez o episódio mais pitoresco tenha sido o encontro, pelas ruas, de um grupo da classe média conservadora que voltava para casa, com um grupo de pixadores e skatistas – que estavam em sua área e eram rapazes oriundos de periferia. Uma vez vendo os rapazes a “pichar” algo, o grupo patriota começou a gritar “vândalos, vândalos!”. Os rapazes reagiram em provocação pichando ainda mais, e correram o grupelho direitoso para fora dali; este, retornou com mais colegas e amigos, mas acabou por levar uma sova daqueles rapazes da periferia. Este episódio virou uma espécie de lenda emblemática que ilustra o processo. Enquanto isto, verdadeiras milícias fascistas circulavam pela região dos arredores da Avenida paulista, agredindo homossexuais e pessoas identificadas como supostos “esquerdistas”.

A negação do político nos protestos – uma vez que se agrediam portadores não apenas de bandeiras, mas até de faixas de movimentos sociais e cursinhos populares para afrodescencentes – aparece como afirmação da atomização capitalista individualística e reforço do mito da “neutralidade política”, que nada mais é do que a ideologia dos gestores e tecnocracias em estado mais puro. Quantas vezes Serra e Alckmin, para espanto de todos, acusaram greves de servidores e movimentos sociais de serem movimentos “Políticos” (o que causa estupefação)? As palavras “Política”   “Político” parecem assumir sentido pejorativo e desqualificativo – talvez, porque justamente signifiquem conflito social e luta de classes – sendo a negação do político o epifânio da ideologia da neutralidade instrumental da técnica, da administração, e da forma-mercadoria reinante. Reinaldo Azevedo apressou-se em, como sempre faz, descobrir que o Movimento Passe Livre hospedava sua página em uma ONG digital nomeada Alquimídia, que teria recebido mais de 700 mil reais do Governo Federal.

Logo, para ele, o MPL só poderia ser uma sigla petista e pertencente ao PT, como aliás, qualquer movimento social reivindicativo só poderia ser petista para ele e sua revista. Só não chegaram ao ponto de acusar a FAG de ser petista; mas na matéria “Organizadores do Caos”, a Revista Veja defendeu abertamente a identificação, investigação, monitoramento e perseguição a grupos anarquistas em geral.

E de outro lado, quantas vezes os gestores novos-ricos do PT se vitimizaram durante o processo, colocando os protestos protofascistas e as lutas sociais de comunidades e classistas em um mesmo barco do “golpismo”?

Fica evidente, em toda a narrativa oficial que falsifica o processo de lutas, a imensa fragmentação social e também inchaço da virtualidade, a espetacularização das lutas. Quando a grande mídia passa a defender os protestos, alguma coisa só pode estar errada. Mas também, inúmeras vezes grupos manifestantes mais radicalizados rechaçaram a mesma mídia. Isso se devia ao fato de que não havia um único manifesto, mas um mosaico de manifestos do qual, a única certeza que podemos ter, é a de que “havia de tudo”.

A negação do político, como ideologia reificada do tecnicismo, é extremamente perigosa. Esteve presente em regimes fascistas, e esconde a ambição política das tecnocracias em regulamentar a sociedade de forma total, em uma soberania das empresas. Não existe vazio político, não existe apolítico, não existe neutralidade na luta de classes. Ou se está a defender um lado, ou o outro; o político é difuso, molecular.

7) A verdadeira recusa.

Entretanto, a verdadeira recusa das mediações políticas (partidos, sindicatos burocratizados) expressa na grande autonomia dos protestos de periferia, ocupações e lutas mais radicalizadas não pode e não deve ser confundida com o individualismo conservador antipartidário. Coexistem, nesse processo de lutas, todos estes momentos.

Nos protestos facebookianos mais fascistóides que pregam a “revolta dentro da ordem”, a negação do político (e da esquerda, das classes sociais) é a ideologia da tecnocracia e da judicialização da política. Porém, o novo caráter das lutas sociais de fundo e de base, tão incompreendido e silenciado na grande mídia, apresenta uma recusa diferente. Não são lutas apolíticas, mas profundamente políticas. São talvez, a verdadeira oposição de esquerda, de grupos de trabalhadores se auto-organizando como podem, recusando as burocracias partidárias e sindicais, a falsificação midiática, e chegando a profanar, com seus protestos, a divindade do futebol e mesmo a visita do Papa, e perguntando por Amarildo e por todos que são vitimizados pela violência do Estado. Esta iconoclastia de setores sociais precários e também de certos setores mais qualificados em precarização – em estado de revolta – realmente representa a percepção de que estão a surgir novas formas de fazer política, a partir de baixo.

8) Um aspecto importante a ressaltar.

Lutas por serviços públicos também são lutas sobre o valor da mercadoria força de trabalho. É fundamental perceber isto, para entendermos como formas de consciência limitadas da luta de classes fazem com que o ataque comece reivindicando serviços e direitos sociais ao capitalista coletivo, o Estado. Isto também é luta de classes – se considerarmos a produção capitalista como um imenso trabalhador social agregado e expandido à totalidade social, uma fábrica social. Igualmente, se a demanda do “combate à corrupção” pôde ser colocada pela direita fascistóide, a denúncia das máfias de transportes, dos desvios de dinheiro de hospitais e, principalmente, dos gastos da Copa e em construção de pirâmides do PAC, podem ser formas de problematizar a corrupção como inerente aos grupos empresariais e à própria reprodução da estrutura de classes. É o momento em que os empresários, de bons moços apolíticos e que aparentemente nada tem a ver com isso tudo, aparecem como beneficiários das malhas de apropriação informal e patrimonial dentro do Estado.

9) O mosaico.

A heterogeneidade das revoltas, enfim, se apresenta como expressão da própria fragmentação dos trabalhadores gerada pela atual estrutura de divisão social do trabalho. Há lutas de “classe média” e lutas de favelas ocorrendo simultaneamente, embora as últimas tenham crescido e as primeiras definhado nas últimas semanas.

Permanecem nas ruas setores da classe média mais progressistas, aliados às demandas GLBTT, grupos feministas, em protestos contra a Copa, contra despejos e lutas de favelas e comunidades vítimas de massacres. Em Salvador, não faltaram relatos de prisões e tortura de manifestantes pobres. No Rio de Janeiro, o Estado massacrou trabalhadores na favela do Complexo da Maré, deflagrando protestos, especialmente após o desaparecimento de um operário pobre em uma comunidade (Rocinha).

Espantosamente se uniram, nas ruas, pessoas de comunidades pobres indignadas com a violência do Estado e a militarização, além da falta de hospitais e os gastos da Copa, com pessoas mais politizadas e de maior formação e nível de estudo, em um mesmo protesto.

Seria um ensaio de processo de recomposição de classe, ainda que em níveis restritos?

Se há uma dicotomia clara de lutas entre os protestos da classe média e os das comunidades, esta divisão por sua vez é cindida também. Setores mais progressistas da classe média se organizam ao redor dos movimentos GLBTT e feministas contra o conservadorismo religioso no Congresso Nacional, e grupos que contestam o aumento da repressão. Por outro lado, nos setores de trabalhadores precários, há uma imensa hegemonia conservadora representada por um imenso bloco de Igrejas Evangélicas.

Estas, em grande parte, exortaram seus fiéis a não participarem de protestos – sob o

discurso Paulino da “obediência às autoridades, que são instituídas por Deus” (chega-se a dizer que protestar é “pecado de rebelião”, equivalente a “feitiçaria”). Mas isto também não impediu de que muitos evangélicos estivessem nas ruas misturados aos demais protestos. Mas espantosamente, as igrejas, que são instituições poderosas que controlam parcelas do Congresso Nacional e bilhões de reais em patrimônio, silenciaram sobre as revoltas – exceto por algumas declarações de Silas Malafaia apoiando os protestos “contra a corrupção” e criticando a “militância gay” (porém, a bancada evangélica encontra-se dividida entre um setor governista e um de oposição. O próprio Marco Feliciano fez campanha para Dilma, antes de criticá-la). Se o campo das igrejas evangélicas representa uma ala conservadora no interior do precariado, a contradição de classes também se apresenta dentro das igrejas, nas quais uma base de fiéis mais pobres, com renda de 1 a 3 salários mínimos, é politicamente dirigida (e sustenta com seus dízimos) por um estrato de pastores e pregadores que constitui uma verdadeira camada de novos ricos e uma classe média conservadora e monopolizadora das exegeses religiosas. O discurso que aposta na subjetividade mercantil e na idolatria do trabalho abstrato e da economia enquanto deus-dinheiro também encontra seus limites e contradições na crise capitalista que condena à pobreza e limita a prometida ascensão social de milhões de fiéis pobres, que muitas vezes encontram em sua solidariedade mútua mais assistência do que em seus pastores e igrejas.

A classe media se divide, nos protestos, em setores que vão do espectro progressista ao mais conservador (este último de maior peso e presença na mídia).

Podemos concluir, grosso modo, que a totalidade dos protestos expressa o próprio mosaico da divisão do trabalho da força de trabalho nacional, com suas demandas e contradições, e conflitos inter-classe.

Se a autonomia de determinados setores de luta

poderia ser animadora, a fragmentação social expressa também demonstra a solidez da dominação capitalista sobre a mesma força de trabalho, que impõe grandes desafios às lutas sociais. Enquanto pessoas pobres reivindicavam hospitais, grupos de médicos levavam demandas contraditórias, que iam desde questões de falta de infraestrutura em hospitais, enquanto a grande mídia apimentava a discussão com uma apologia contra a importação de médicos cubanos (que seriam “espiões comunistas”, segundo a Revista Veja, ainda em clima de Guerra Fria). Até mesmo acupunturistas protestavam pelo direito a exercer seu ofício, que as associações de médicos querem restringir a diplomados.

10) O duplo caráter das revoltas.

Podemos dizer que temos diante de nós, dentre o citado mosaico, duas vertentes de luta contraditórias. De um lado, os protestos mais conservadores, apoiados pela mídia e englobando a classe média mais conservadora e grupos fascistóides, cuja pauta central é o moralismo político (enquanto fachada para um radical anticomunismo e antiesquerdismo), e cuja frágil organização se dá pela publicidade dos virais de facebook10, onde a “opinião pública” é a mais perfeita expressão da preguiça individual.

Podemos dizer que mesmo no âmbito das direitas e das demandas conservadoras, há uma verdadeira indigência intelectual: considerar o PT “comunista” e tratar as coisas em termos de guerra fria indica que as direitas, tanto quanto as esquerdas em geral, andam bastante desatualizadas ideologicamente, embora seu apelo ao emocional e irracional seja muito sedutor a uma população despolitizada à espera de redentores, dentro da imensa renúncia de si religiosa da ideologia do trabalho. É necessário ressaltar, que ao lado do partido da imprensa golpista, há também o partido da imprensa governista e os novos ricos das burocracias sindicais e partidárias petistas no poder, a tentar se apropriar dos protestos, e veiculando também sua propaganda através de blogueiros profissionais. O discurso oficial tenta colocar o conflito social como um problema de “governo e oposição” ou conflito entre tucanos (“apartidários”, “apolíticos”, amamentados com glicerina em tenra infância e com gosto de sabão de coco) e petistas (mensaleiros, corruptos, “vermelhos”) que se autovitimizam também, desqualificando qualquer critica feita por um viés de esquerda como algo que faria “o jogo das direitas”.

Mas, longe desta oposição ser luta de classes, é uma luta intestina de ambas as tecnocracias concorrentes à gestão do mesmo projeto de administração da crise do capital. Se o PSDB reprime os protestos, Agnello (DF), Tarso (RS) e outros governos petistas os reprimem com igual violência e truculência. Cabral integra a base do governo federal, que conta com Sarney, Collor, Maluf, ruralistas, Katia Abreu, Chalita (opus Dei, que foi alvo de greves de professores), Delfin Neto, Kassab e seu PSD, enfim, toda a velha ARENA. O PT no poder abriu mão dos trabalhadores, para, sob uma casca de aparente esquerda, incluir dentro de si as velhas elites de sempre – a metáfora geológica da pseudomorfose na qual uma rocha erodida fica oca e é preenchida por segmentos de outro tipo de rocha, configurando uma rocha com aparência de outra.11 O Lulismo, para além de continuidade das políticas tucanas de flexibilização trabalhista e previdenciária, abriu mão da luta de classes e das organizações de base, para integrar poderosos empresários como Eike, a Gerdau, empreiteiras, agronegócio, uma tecnocracia de analistas, e o messianismo católico (foram-se embora as comunidades eclesiais de base, ficou a estrutura de Igreja). Um misto de PRI mexicano com traços peronistas. Esta opção política teve um preço muito caro – a desmobilização da luta de classes e dos movimentos sociais de base, que permitiu o avanço da direita raivosa e conservadora como resposta.

Temos, porém, um processo geral, molecular, de disseminação de imensa variedade de protestos sociais de forte caráter independente e autônomo, reivindicando coisas aparentemente pontuais, mas que são muito mais perigosas para a acumulação capitalista do que as pautas difusas do exercito brancaleone anti-corrupção e do governismo pelego. Reivindicar reduções de tarifas afeta muito mais diretamente o aparato de poder (o mesmo que sustenta a corrupção) do que reivindicar moralizações administrativas. A corrupção, problema estrutural e endêmico da gestão da sociedade produtora de mercadorias, se apresenta intimamente ligada à estrutura de reprodução de classes, e uma mescla das modernas formas de dominação burocrático-racionais com as carismáticas e patrimoniais de poder pessoal, um fenômeno peculiar de formações capitalistas de periferia. Uma reforma agrária afetaria muito mais os grupos envolvidos na “corrupção” do que pautas políticas abstratas de reforma política ou “caça a corruptos”. Tal é a inocuidade do discurso anticorrupção, que a proposta de tornar a corrupção crime hediondo foi defendida pelos mais corruptos do aparato político.

A mesma censura feita por Lênin aos sindicatos e movimentos sociais russos, de que estes teriam caráter apenas de luta econômica e uma incapacidade de se erigir a níveis de luta política, reaparece no discurso das direitas fascistóides (e também da pseudo-esquerda no poder), sempre tendo em comum negar a capacidade política dos trabalhadores e dos movimentos sociais. A Revolução Russa e todo o processo de autogestão dos sovietes não ocorreram por programas políticos, mas foi detonada por reivindicações sensíveis, como alimento, acesso a terra, fim da guerra, da militarização e repressão, etc. Foi justamente o programa proposto pelo Partido bolchevista que destruiu as formas comunais e introduziu a modernização recuperadora via capitalismo de estado. Curiosamente, as direitas políticas hoje atacam os protestos pontuais (“não são apenas vinte centavos” – este é um mote muito contraditório e que permite margens muito grandes de interpretação), acusando-os de querer apenas reivindicações imediatas e não ter um “programa” ou “projeto” geral e nacional “contra a corrupção”. A classe média conservadora tende a desprezar as lutas comunitárias em geral. A pseudoesquerda governista, por sua vez, se vitimiza atribuindo aos protestos um caráter de puro golpismo e também acusa sua falta de “direcionamento político” (governista, é claro). O mais curioso é que, justamente quando se introduzem as demandas abstratas e difusas, é que os protestos perdem sua força e seu foco original nas reivindicações concretas e reais – este é o típico golpe das burocracias sindicais, que formulam pautas de reivindicações extensas com uma ou duas dezenas de itens, de forma a tirar o foco das lutas e enfraquecer o movimento (e permitir aos burocratas sindicais negociar a portas fechadas com o governo – como a direção da APEOESP sempre faz com governos do PSDB; uma boa campanha centrada apenas na redução de alunos por sala ou em salários maiores mobilizaria muito mais o professorado do que as “pautas” confusas, extensas e abstratas das burocracias sindicais). Justamente o que cabe perceber aqui é que o desvio das demandas sociais concretas para “programas anticorrupção” ou demais programas abstratos de reformas institucionais ou políticas constitui justamente a tentativa de enquadramento das lutas sociais, sua recuperação capitalista e conversão das lutas em mecanismos da própria acumulação do capital – e, no caso atual, em meras demandas de administração de crise em formas repressivas. Cabe lembrar que, em países tidos como modelos de “gestão séria” e baixa corrupção – como a Alemanha, por exemplo – se encontra a mais eficiente máquina de exploração da força de trabalho, sob os mecanismos da mais-valia relativa. O “combate à corrupção”, como lugar-comum, se torna mais fácil e cômodo do que criticar as estruturas do estado e do poder político separado, e as relações de exploração de classes (nos casos de “corrupção política”, as cifras são sempre de milhões. Os lucros das empresas, obtidos sobre a exploração da força de trabalho, são da cifra de bilhões. Entretanto, nada se fala a respeito disso; o “político corrupto” torna-se o escândalo espetacular, enquanto o empresariado permanece invisível e incólume, por detrás.). Revela-se, enfim, como um programa que nada mais visa que a melhoria do próprio funcionamento capitalista e do controle social.

Lutas por demandas sensíveis e concretas em uma miríade de protestos de base; de outro lado, reações fascistóides pedindo pautas abstratas de moralização, judicialização da política e militarização. Afinal, não temos diante de nós a dialética entre a afirmação das necessidades sensíveis e úteis oposta à generalidade sistêmica do trabalho abstrato, na forma de uma dicotomia de vertentes?

11) Perspectivas parciais.

A crise de fato se instala e tende ao agravamento. Com ela, a agudização dos conflitos sociais e da reação de criminalização do protesto social. É possível vislumbrar, como resposta capitalista, o aumento da inflação (especialmente sobre alimentos e aluguéis, além de energia e água) e da crise de financiamento do Estado. Igualmente para manutenção do atual projeto de administração da crise e capitalismo de empreiteiras, o aumento da repressão e militarização social para viabilizar a Copa e as Olimpíadas. É preciso injetar o capital fictício em alguma coisa, para que este dinheiro não evapore ou derreta.

Coloca-se diante da esquerda e dos movimentos sociais, em primeiro lugar, a urgente necessidade de fazer circular as lutas – circular as noticias, informações e contatos entre movimentos diferentes, rompendo o bloqueio de informações, possibilitando uni-las pela base em programas práticos que permitam um acúmulo de poder social dos trabalhadores e uma recomposição política da classe para os enfrentamentos sociais – como o fez o Bloco de Luta pelo Transporte Público, em Porto Alegre. Para longe de se tratar de uma “crise de direção”, o movimento social padece da fragmentação colocada pela própria organização do trabalho e engenharia social capitalista. O esvaziamento das bases coloca em crise as lutas sociais em geral, fazendo as direções de movimentos se descolarem das bases e estarem em crise permanente (ao invés de revolução permanente). E as novas modalidades de luta, por sua vez, com seus princípios e práticas de organização em rede, autônomas e basistas, questionam as formas tradicionais de fazer política e as direções políticas separadas das bases.

Estaremos diante do ressurgimento de um movimento social autônomo? Isto é uma questão que só poderá ser respondida, como ressaltou certa vez o pensador Marco Fernandes, se as esquerdas fizerem o trabalho de base12, a sua lição de casa que há muito não fazem – porém, as Igrejas Pentecostais a fazem, e muito bem. E não sabemos ainda quais serão as consequências políticas que os modelos de subjetivação postos pelo pentecostalismo irão surtir sobre o cenário político nacional a médio e longo prazo, embora aponte para um conservadorismo tenebroso. Entretanto, a Marcha para Jesus deste ano teve quase metade a menos de fiéis, o que agrava nossa incógnita acerca da capacidade política ou de uma potencial crise das mesmas organizações religiosas.

Em segundo lugar, se coloca a necessidade de discutir os paradigmas das lutas, reabrindo uma esfera pública de debate. Não nos encontramos atualmente em um contexto de modernização que justifique os programas desenvolvimentistas das esquerdas tradicionais, mas justamente diante da crise da valorização capitalista que coloca em cheque estes mesmos projetos de modernização. O atual potencial “assalto proletário” à sociedade de classes que parece se desenhar, internacionalmente, expressa perfeitamente a rápida internacionalização das lutas e o esgotamento das formas tradicionais de fazer política – mediações partidárias tradicionais, burocracias sindicais corporativas. Uma imensa quantidade e maioria de trabalhadores passam sua vida entre empregos, requalificações e períodos de desemprego sucessivamente, não possuindo base sindical ou condição social fixa. Sua mobilidade permanente, que expressa o apogeu do trabalho abstrato, só permite que a contestação social se radicalize a patamares novos e mais generalizados. Entretanto, ante esta nova situação da composição de classes, e de crise estrutural capitalista, parece haver um vazio de compreensão teórica e uma perigosa ausência de um projeto emancipatório e desmercantilizador que ofereça uma alternativa à barbárie que se desenha para os futuros tempos. Antes, a consciência dos movimentos ainda fica presa ao estreito limite das reformas sistêmicas e propostas que dependem da lógica do dinheiro como um a priori pressuposto. É este vazio teórico que também precisa urgentemente ser resolvido.

As atuais lutas no Brasil também expressam um forte caráter espontâneo, o que é admitido até mesmo pelos especialistas em monitoramento internáutico. Mas a mesma classe em luta enfrenta, cada vez mais, a reação capitalista da criminalização, da vigilância eletrônica sobre as redes e a repressão qualificada. Além disso, impera a ilusão das redes sociais enquanto instrumento de organização. Na verdade, elas são esferas de debate ideológico, de circulação de informações e sobre lutas, de articulação; porém, elas não substituem as relações sociais no cara-a-cara, a boa e velha organização de base. Por isso, o gigante dos pés de barro foi dormir. É um tanto curioso que favelas e comunidades com menor acesso a redes estejam fortemente engajadas em lutas. Na verdade, é possível a falsificação de uma revolução meramente espetacular feita por redes sociais, de forma passiva. Estas, funcionam como elemento que une o separado enquanto separado, parafraseando Debord. Certamente a revolução não será televisionada, nem mesmo via facebook. Antes, as redes funcionam também como um imenso panoptismo social que permite a vigilância, a classificação, a catalogação, a monitoração, e mesmo a antecipação e manipulação de revoltas sociais através de equações e estudos de comportamento.

As lutas sociais vão encontrar também obstáculos no conservadorismo fascistóide de muitos setores da classe média; e na recuperação capitalista das lutas e reivindicações. O próprio movimento Black Block, recentemente surgido no Brasil, tem passado por um processo de tentativa de espetacularização midiática. A truculência governista, e as tentativas de aparelhamento dos movimentos por representações burocráticas partidárias e sindicais, quando não surgidas do interior do próprio movimento, são outro risco. Estruturas de ONGs e financiamento governamental também podem ser armadilhas de aparelhamento de movimentos e cooptação de lideranças.

É sobre este terreno, complexo e contraditório, que poderá ocorrer ou não uma recomposição das lutas e a reformulação consistente de uma crítica social no Brasil.

Paulo Marques


1 Artigo de Afrânio Castelo, sobre a crise mundial, intitulado “A Caixa de Pandora”, publicado em 28 de Outubro de 2008, pelo PSOL Ceará. Afrânio CASTELO. A Caixa de Pandora. 28/10/2008. In http://www.psolceara.org.br/biblioteca/artigos/92-caixa-de-pandora-artigo-de-afro-castelo (último acesso em janeiro de 2009).

2 IIRSA é a Iniciativa para a Integração da Infraestrutura Regional Sul-Americana, um projeto internacional de integração entre governos da América do Sul, capitaneado pelo governo brasileiro, com o objetivo de formar uma malha de condições gerais de produção capitalistas no âmbito do continente. O Programa de Aceleração do Crescimento (PAC) se integra dentro deste panorama mais amplo do IIRSA, que é apontado por movimentos sociais como um processo predatório ao meio ambiente, e de preparação de uma rede de infraestruturas para um projeto de desenvolvimento econômico que expressaria um imperialismo brasileiro sobre a América do Sul – e com braços laterais à África Ocidental. Ver o libreto acerca do plano, divulgado pelo Encontro Latino Americano de Organizações Populares Autônomas (ELAOPA): . As obras da Copa e Olimpíadas, de certa forma, se inserem também na expansão de malhas infraestruturais para o desenvolvimento capitalista – integrando empreiteiras e pesados investimentos a crédito governamental. O IIRSA é criticado pela devastação ambiental, pelo incentivo ao agronegócio e à monocultura, pelo ataque às terras de povos indígenas e camponeses, pela precarização trabalhista (“chinesificação” da força de trabalho), e conforma uma base material infraestrutural destinada a uma posterior expansão de empresas, indústrias e atividades econômicas diversas para áreas amazônicas, com a utilização de mão de obra barata e qualificada e plataformas de infraestruturas de baixo custo. O processo de expansão do ensino superior público e políticas de financiamento da educação básica dos municípios pelo MEC, assim como o aumento dos gastos em educação básica se destinam também à produção desta base infraestrutural para uma tentativa de expansão capitalista continental integrada, processo iniciado pelas políticas do Programa para a Promoção da Reforma Educativa na América Latina e no Caribe (PREAL), realizado sob a coordenação do Banco Mundial e durante o governo FHC,ao qual o governo petista deu perfeita continuidade. É interessante notar que grande parte da atividade missionária neopentecostal sobre nações indígenas também se concentra nestas áreas, além da África Ocidental.

3 Cacique Babau é Rosivaldo Ferreira da Silva, líder de um movimento indígena Tupinambá do Sul da Bahia, preso diversas vezes por organizar movimentos e ações indígenas contra latifundiários. Ver mais informações em (2010).

4 Ocorreram greves nas obras da maioria dos estádios da Copa, com especial destaque para a greve do Maracanã, em Setembro de 2011, motivada por falta de condições sanitárias e pela distribuição de comida podre aos trabalhadores. O próprio deputado Romário criticou duramente as condições detrabalho a que estavam sendo submetidos os operários. Não se trata exatamente do Encouraçado Potemkin, mas dentro do “encouraçado tupiniquim” em plena Terceira Revolução Industrial, o capitalismo ainda é aquele.



5 Se este não é dotado de nenhuma natureza metafísica ou messiânica enquanto classe revolucionária, nem mesmo pode surgir uma emancipação social de sua condição dada a priori enquanto momento do capital como força de trabalho; é justamente em resposta à violência da exploração e à opressão da organização do trabalho, e também por ser característica básica de todas as sociedades e grupos humanos possuir o político e o poder político enquanto atributos próprios (fato mais que comprovado pela pesquisa antropológica), é que esta classe trabalhadora acaba por se recompor politicamente e se auto-organizar, constituindo relações sociais de luta horizontais, igualitárias e solidárias em direto confronto com o sistema, que potencialmente podem se projetar em direção aos meios de produção, autogerindo-os e iniciando embrionárias formas de novas relações sociais, de novo tipo, potencialmente desmercantilizadoras. Das duas vidas do proletariado – enquanto força de trabalho para o capital, e enquanto proletariado político e em condição negativa à sua condição, é que se trata. Uma das preocupações maiores deste artigo foi justamente esta – buscar “separar o joio do trigo” no atual processo de lutas sociais, ao analisar o duplo caráter, a forma contraditória das lutas em curso, ao invés de simplesmente apologizar as lutas ingenuamente, ou as desqualificar por completo. Se, como afirmou Kurz ao referir-se aos processos de luta recentes (em um de seus últimos textos), não há revolução em parte alguma, também não significa que o sistema não esteja a ser confrontado por diversas lutas sociais de novo tipo. A tarefa de uma teoria crítica lúcida seria, então, analisar as potencialidades, limites e contradições das lutas sociais. Cabe lembrar, ainda, que Robert Kurz inúmeras vezes, em textos mais conjunturais e menores, defendeu a necessidade das lutas por direitos sociais, aumentos massivos de salários e pensões, e por demandas sensíveis e concretas, colocadas de forma a problematizar o debate sobre os limites do sistema em crise e a possibilidade da afirmação das necessidades vitais sensíveis contra a violência da abstração fetichista do sistema. A possibilidade de uma “transcendência” em relação às formas sistêmicas fetichistas só pode se dar pelo processo de tensionamento interno da imanência em suas contradições concretas e reais.



6 Dois comentários pertinentes. Primeiro, que o setor de microempresários que compõe certa parte da classe média em parte se encontra integrado e subordinado a cadeias maiores de franquias e conglomerados comerciais que absorvem a mais-valia produzida por estes setores. Porém, cabe ressaltar que o patronato de microempresários exerce muitas vezes uma exploração brutal de trabalho precário que respeita menos qualquer direito trabalhista do que as grandes empresas. É o setor que mais clama pela redução de carga tributária, entendendo-se, nas entrelinhas, pela redução dos custos trabalhistas com seus empregados. Uma das maiores contradições dos protestos da classe média é exigir redução de impostos e ao mesmo tempo “serviços públicos Padrão-Fifa”, uma vez que serviços públicos são justamente subsidiados por impostos. Não seria de se surpreender que boa parte da classe média considerasse absurda uma proposta como a Tarifa Zero, por considerar que seria “custeada pelo contribuinte”. Na verdade, ela atinge o uso do automóvel, questiona radicalmente o individualismo nas grandes cidades, e questiona o mais sagrado dogma da classe média: a meritocracia. Afinal, como a classe média “que trabalha, paga seus impostos e sustenta o país” iria suportar ter de ver os pobres poderem se locomover gratuitamente, pagos pelo contribuinte? Por isso a Revista Veja, grande ideóloga da classe média nacional, chama a proposta do Passe Livre universal de “utópica e irrealista”. Segundo aspecto a ressaltar: entretanto, cabe notar que a Tarifa Zero, por outro lado, implicaria um perfeito funcionamento das condições gerais de produção capitalistas, na medida em que facilitaria o fluxo de força de trabalho e mercadorias de forma mais livre através do aumento da modalidade urbana (e mesmo o desbloqueio do trânsito, permitindo a aceleração urbana). Assim, é uma reivindicação que pode ser perfeitamente apropriada e recuperada pelos gestores capitalistas, bem como pode constituir um campo de formação de novos gestores à esquerda. Talvez o aspecto mais importante da luta não seja a reivindicação em si, mas a forma de organização horizontal e autônoma adotada pelos movimentos de luta pelo transporte público, configurando potencialmente novas relações sociais de luta. A inovação destas lutas, neste caso, se encontra mais na forma, do que nos conteúdos reivindicados. Finalmente, a simples reivindicação de redução de preços, por significar a luta sobre o valor da força de trabalho, parece afetar mais o sistema do que projetos de lei que podem ser capitalisticamente recuperados, constituindo novos espaços para acumulação e redução de custos. Para as empresas, a gratuidade do transporte também pode significar uma redução de custos pagos aos trabalhadores na forma de valetransporte.
É preciso analisar, portanto, dialeticamente este processo, em sua implicação contraditória – as apropriações ou usos sociais possíveis segundo perspectivas de classe antagônicas.

7 O leitor assista ao filme e tire suas conclusões: Muito Além do Jardim (Being There, 1979), com Peter Sellers, produção de Andrew Braunsberg e filme de Hal Ashby.

8 CANVAS, Center for Applied Nonviolent Action and Strategies, fundação patrocinada por republicanos e democratas, criada por dois jovens membros do movimento que derrubou Slobodan Milosevic, na Sérvia, em 2000. Tal fundação dá cursos e treina oposições políticas sobre estratégias para derrubada de governos através de táticas de rua, propaganda, agitação publicitária e desobediência civil, tendo atuado em diversas revoltas pelo mundo árabe e inclusive na Venezuela. Ver o artigo Revolução à Americana: Documentos vazados pelo WikiLeaks mostram como age uma organização que treina oposicionistas pelo mundo afora – do Egito à Venezuela. in sthash.RUj31Yst.dKUHVxBe.dpuf> (último acesso em Junho de 2013). Possui manuais com suas táticas e cursos: Curriculum/CANVAS-Core-Curriculum-web.pdf>. A análise das redes sociais permite a especialistas utilizá-las como termômetros de descontentamento popular e antecipar ondas de revoltas, mesmo utilizando softwares. Grupos profissionais ligados às direitas políticas podem perfeitamente aproveitar e tentar direcionar politicamente ondas de protestos, segundo suas finalidades, utilizando-se de agitadores profissionais, publicitários e difusão de virais em redes sociais. Entretanto, como analisamos, esta tentativa de apropriação dos movimentos no Brasil pelas direitas não parece ter funcionado. Nada substitui o chão-de-fábrica, o velho trabalho de base, e a velha rádio-peão.

9 O Gigante Egoísta é um conto de Oscar Wilde, referente à história de um gigante egoísta e antissocial, que vivia em um palácio tenebroso e afugentava as crianças, até que se tornou amigo delas e em seguida morreu feliz.

10 É oportuno lembrar que outdoors com os dizeres “#changebrasil” foram vistos no exterior em jogos de futebol transmitidos pela televisão.

11 Mauricio TRAGTENBERG. Rússia atual: produto da herança bizantina e do espírito técnico norteamericano. Publicado em Folha Socialista, 5 de abril de 1954, disponível in , versão republicada pela Educ. Soc., Campinas, vol. 29, n. 105, p. 969-977, set./dez. 2008. Neste artigo, Tragtenberg analisa como a União Soviética possuía apenas uma casca aparente de socialismo, cujo conteúdo era preenchido pelas formas da igreja ortodoxa russa mescladas ao gestorialismo tecnicista. Tragtenberg sempre analisou a URSS enquanto um capitalismo estatal. Adotamos aqui a comparação de que o processo do PT (e da CUT) foi similar: o esvaziamento de seu conteúdo social original, composto de trabalhadores, com a intromissão e preenchimento deste vazio por tecnocratas, burocratas sindicais, analistas e gestores. E, finalmente, com a aliança com elementos das direitas políticas e grandes grupos capitalistas dentro da composição de sua base de governo. Esta é a metáfora geológica da pseudomorfose por ele utilizada, na qual uma rocha escavada pela erosão é preenchida por outra, configurando uma formação que parece uma rocha por fora, mas constitui outra por dentro. Parece-nos perfeitamente atual.

12 Entrevista de Marco Fernandes para a Revista Sinal de Menos #5: A crise do PT e do trabalho de base no Brasil. In <http://sinaldemenos.org/2011/02/24/sinal-de-menos-5/> (2011).




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